blanc et la fff se donnent du temps

antoine maes

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Ils voulaient « prendre le temps de l'analyse ». Moins d'une semaine après l'élimination française à l'Euro contre l'Espagne (2-0), Laurent Blanc et Noël Le Graët se sont retrouvés jeudi. En fin de contrat, l'avenir du sélectionneur est encore en suspens jusqu'à mardi, date d'un conseil fédéral, et « avant cette date, la FFF et ses dirigeants ne donneront suite à aucune sollicitation », a déjà indiqué la fédération. C'est peu dire que l'attente autour du rendez-vous au sommet de la rue de Grenelle était un peu vaine.
Arrivé à 10 h 30, le sélectionneur n'est ressorti que deux heures plus tard pour aller déjeuner, en compagnie de Philippe Tournon, le chef de presse des Bleus, avant de retourner dans le bureau de Le Graët. A sa sortie, peu après 17 h, le « Président » est resté très évasif. « Je ne peux pas tout vous dire. J'ai dit au président ce que j'avais à lui dire, il m'a dit ce qu'il avait à me dire », a annoncé Laurent Blanc. De son côté, la FFF a annoncé dans un communiqué vouloir « se donner un délai de réflexion supplémentaire ».

Le Graët et sa réélection
Il faut dire que les sujets de débat sont nombreux entre les deux parties. Le salaire de Laurent Blanc, la taille de son staff et l'avenir de joueurs comme Samir Nasri, voire Jérémy Ménez, sont autant de sujets sensibles. Noël Le Graët, qui jouera sa réélection en fin d'année, sait aussi qu'il n'a pas sous la main de candidat qui sort du lot pour remplacer Laurent Blanc.

gallas charge nasri

Pour William Gallas, la défaite des Bleus en quart de finale de l'Euro et le « psychodrame » qui a suivi ont finalement du bon. « Les gens ont pu apprécier par eux-mêmes qui était vraiment Samir Nasri. (...) Le milieu du football connaît la vérité, il sait », clame l'ancien défenseur des Bleus dans une interview à France Football.