« Je vais y aller au feeling,comme d'habitude »

Recueilli par Nicolas Stival

— 

Gravement blessé en mars, Kadri a brillé début juin, lors du Dauphiné.
Gravement blessé en mars, Kadri a brillé début juin, lors du Dauphiné. — C. PARIS/AP/SIPA

Parfaitement remis de fractures à l'omoplate et au rocher dues à une grave chute lors de Paris-Nice, le puncheur d'AG2R La Mondiale Blel Kadri sent « monter la pression », avant le départ du Tour de France, samedi à Liège, en Belgique.

Qu'avez-vous appris

de votre premier Tour

(fini à la 117e place), l'an dernier ?
La gestion de trois semaines de course, sur et surtout à côté du vélo, avec la pression médiatique et celle des spectateurs. On voit bien qu'il y a du monde quand on est devant sa télé, mais c'est encore plus impressionnant quand on participe au Tour. On a vite fait de se déconcentrer, or dans une course, il y a du danger partout.
Quel est l'objectif

de l'équipe AG2R La Mondiale ?
Placer un coureur dans les dix premiers, voire deux dans les quinze, avec Jean-Christophe Péraud et Nicolas Roche. On visera aussi des victoires d'étapes.
Personnellement, que visez-vous ?
Les étapes. J'en ai repéré, mais je vais y aller au feeling, comme d'habitude. On ne peut pas se permettre de dire : « Telle étape sera pour moi. »
Craignez-vous un Tour

verrouillé par l'équipe Sky

de Bradley Wiggins ?
C'est vraiment une grande équipe, elle l'a montré au Dauphiné et même ailleurs. Mais BMC (de Cadel Evans) ne va pas courir pour la deuxième place. Et il y en a plein d'autres, comme Lotto, avec Jurgen Van den Broeck.
Autre sujet. Vous étiez dans la première présélection pour les JO de Pékin, mais pas dans la seconde...
Je m'y attendais. Je n'ai rien fait depuis le début de l'année. Au final, il n'y aura que quatre coureurs, alors qu'énormément de Français mériteraient d'aller aux Jeux. W