« C'est un peu l'année ou jamais pour moi »

Propos recueillis par David phelippeau

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Le coureur Jimmy Engoulvent.
Le coureur Jimmy Engoulvent. — Yves Logghe/AP/SIPA

C'est son cinquième Tour de France. Mais pour Jimmy Engoulvent, qui vit au Landreau (44), l'impatience, à quelques heures du départ (samedi à Liège), est toujours aussi forte. Le coureur de Saur-Sojasun vise un objectif : « une victoire d'étape ». A quelques heures de son décollage pour la Belgique, il a accepté de répondre à nos questions.

Etes-vous dans le même état d'esprit que pour vos autres

« Tours de France » ?
C'est toujours la même saveur. L'avant-course est toujours un peu longue. On est très impatient de partir. On est moins excités, moins agités que les années précédentes, mais on est sans doute plus concentrés…
Quel est votre objectif ?
agner une étape. J'ai parfois été échappé, mais jamais proche de la victoire. Il faut que je persévère et que je sache prendre le bon wagon. En regardant le parcours, je me dis qu'il y aura plus d'ouvertures. En 2011, il y avait soit des étapes pour purs sprinteurs, soit des étapes pour purs grimpeurs. Cette édition nous promet des parcours plus vallonnés, des étapes que les équipes de sprinteur auront du mal à maîtriser. Cela convient plus à mes qualités de rouleur. Il y aura des échappées au long cours, il faudra que je sois vigilant.
Vous sortez d'une belle saison

avec un succès en mai sur les Quatre jours de Dunkerque...
Je suis plus serein, plus en confiance. J'ai fait une bonne saison avec cette victoire. Je vais au Tour avec l'envie de bien faire et je veux à tout prix une victoire d'étape.
Vous sentez que c'est

la bonne année pour vous ?
C'est un peu l'année ou jamais pour moi. Il ne va pas me rester beaucoup de Tours de France. C'est sans doute l'un de mes derniers. Je vais avoir 33 ans en fin d'année. C'est à moi d'aller chercher des résultats parce que la carrière passe très vite…