Euro 2012: Une Allemagne encore trop tendre

FOOTBALL Joachim Löw met en avant la jeunesse de son équipe pour explique la défaite contre l'Italie...

Alexandre Pedro

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Le sélectionneur de l'Allemagne, Joachim Low, et son adjoint Hansi Flick, donnent leurs consignes à Mesut Ozil, le 27 juin 2012 à Varsovie.
Le sélectionneur de l'Allemagne, Joachim Low, et son adjoint Hansi Flick, donnent leurs consignes à Mesut Ozil, le 27 juin 2012 à Varsovie. — P.Andrews / REUTERS

De notre envoyé spécial à Varsovie,

Les phases finales se suivent et se ressemblent pour l’Allemagne. La Mannschaft séduit, promet beaucoup, mais trébuche toujours sur la dernière ou avant-dernière marche. Seule variante, l’Italie a remplacé l’Espagne dans le rôle du bourreau. Le sélectionneur Joachim Löw, témoigne de l’ampleur de la déception après cette défaite en demi-finale de l’Euro (2-1) «On aurait d'abord entendu bâiller une souris dans le vestiaire. Les larmes ont coulé chez certains. Notamment chez ceux qui rataient pour la deuxième fois de justesse en deux ans la finale d'un grand tournoi, alors qu'ils en étaient de nouveau aux portes.»

Mais comme en 2008 et 2010, la porte s’est refermée pour Löw et ses hommes. A croire que cette équipe n’a toujours pas les épaules pour assumer le costume de favori. «Quand on n'est pas capable de jouer à son vrai niveau au bon moment, c'est comme ça qu'on perd ce type de match», déplore fataliste Philipp Lahm. Impliqué sur le second but de Mario Balotelli, le capitaine symbolise une équipe encore trop fragile.

«Pas tout remettre à zéro»

Malgré la déception, Löw essaye encore et toujours de positiver. Avec un leitmotiv: la jeunesse de son équipe. «On ne va pas tout remettre à zéro parce qu’on a perdu un match. Nous avions l’équipe la plus jeune du tournoi. Il faut voir que nous sommes encore en phase d’apprentissage. Il ne faut pas faire l'erreur de tout remettre en cause. Il faut réfléchir pour faire mieux à l'avenir»

D’accord, l’Allemagne regorge de talents en devenir avec les Reus, Kroos ou Götze. Mais jusqu’à quand le pays va-t-il attendre ce trophée qui lui échappe depuis 1996 et sa victoire à l’Euro? Son sélectionneur a déjà laissé entendre qu’il pousserait l’aventure jusqu’à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Il s’agira alors de sa quatrième phase finale. Enfin la bonne peut-être.