Cristiano Ronaldo, ange ou démon?

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Les commentateurs anglais ont reproché au Portugais d'avoir rendu la situation plus tendue en accourant auprès de l'arbitre. Cristiano Ronaldo, dont une camera semble avoir capté un sourire à son banc après l'exclusion de Rooney, s'en est défendu.
Les commentateurs anglais ont reproché au Portugais d'avoir rendu la situation plus tendue en accourant auprès de l'arbitre. Cristiano Ronaldo, dont une camera semble avoir capté un sourire à son banc après l'exclusion de Rooney, s'en est défendu. — Adrian Dennis AFP

En réussissant son tir au but face aux Anglais, samedi à Gelsenkirchen, Cristiano Ronaldo a libéré toute une nation. Mais il a aussi plongé l’Angleterre dans la tristesse et  la colère. Digne successeur des Eusebio, Futre et autre Figo au sein du onze portugais, le joueur de Manchester United est devenu l’ennemi public numéro un Outre-Manche. Pourquoi tant de haine ? En venant apostropher l’arbitre, Ronaldo aurait joué un rôle prépondérant dans l’expulsion de Wayne Rooney, qui n’avait eu besoin de personne pour piétiner Ricardo Carvalho.«La prochaine fois que je le vois, je le casse en deux », aurait déclaré Rooney. Ses partenaires n’ont quant à eux pas vraiment apprécié les clins d’oeil du Lusitanien pendant la rencontre.
«Si l’un de mes coéquipiers avait fait cela, j’aurais été dégoûté », assurait le milieu Steven Gerrard.«Cela va être intéressant de voir l’atmosphère dans le vestiaire de Manchester l’an prochain », ironisait même John Terry. Le défenseur de Chelsea pourrait ne pas voir son voeu exaucé. Car pour une certaine partie de la presse britannique, Ronaldo est considéré comme persona non grata après avoir confié son envie de signer au Real Madrid. De son côté, l’intéressé nie tout en bloc. « Comment puis-je avoir une influence sur une expulsion ? Tout est clair entre Wayne et
moi, nous savons que ce n’est qu’une invention
de la presse. » Actuellement deuxième dans l’élection du meilleur jeune joueur du Mondial derrière l’Equatorien Valencia), Ronaldo sait ce qu’il lui reste à faire pour recueillir les suffrages. Les Bleus sont ainsi prévenus.

S. Bordas