Franck Ribéry : « Le Portugal, plus dur que le Brésil ! »

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La France, vainqueur mardi soir de l'Espagne (3-1) en 8e de finale du Mondial-2006 de football, rencontrera le Brésil, qui a battu dans l'après-midi le Ghana (3-0), en quart de finale, le 1er juillet à Francfort (centre-ouest).
La France, vainqueur mardi soir de l'Espagne (3-1) en 8e de finale du Mondial-2006 de football, rencontrera le Brésil, qui a battu dans l'après-midi le Ghana (3-0), en quart de finale, le 1er juillet à Francfort (centre-ouest). — Pierre-Philippe Marcou AFP

Interview de Franck Ribéry, milieu de terrain de l'équipe de France.

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette demi-finale ?

Je me sens bien. Mais quand on gagne, ça va toujours bien. Maintenant, on se prépare pour la rencontre face au Portugal. Il faudra être prêt d'entrée et bien entamer la rencontre comme on le fait depuis la victoire contre l'Espagne.

Vous estimez que ce sera plus difficile que face au Brésil ?

Oui, car ce sera une demi-finale et les Portugais veulent aller en finale comme nous. Ensuite, c'est une très bonne équipe, qui est mieux en place que le Brésil défensivement. Elle a aussi des bons joueurs devant comme Figo, Cristiano Ronaldo, Pauleta, que l'on connaît. Mais il ne faut pas se préoccuper de l'adversaire. On doit rester concentré sur nous-même. On va essayer de faire comme face à l'Espagne et au Brésil, c'est-à-dire essayer de garder le ballon et de jouer vers l'avant.

Comment gérez-vous le fait d'avoir un carton jaune et de risquer une suspension pour la finale ?

Je ne vais pas y penser. Si je suis titulaire, je jouerai comme contre l'Espagne ou le Brésil, sans penser en permanence à la menace d'un carton jaune.

Il y a quelques mois, imaginiez-vous vivre une telle aventure ?

Franchement non ! J'ai 23 ans, je vis ma première Coupe du monde et c'est vrai qu'il se passe beaucoup de choses pour moi depuis quelque temps. Etre là, ce n'est que du bonheur, mais je dois garder les pieds sur terre. Pour l'instant, les choses se sont bien passées pour moi mais je sais qu'il y aura des moments plus difficiles. Je dois mouiller le maillot et me battre au maximum sur le terrain.

Recueilli par Jérôme Capton (à Hameln)