Larizza prend la plume par amour de la Grande Boucle

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Olivier Larizza ne pouvait décemment pas rater ce moment. L'écrivain strasbourgeois était le plus heureux des hommes lors du grand départ du Tour de France le week-end dernier. C'est qu'il s'est entiché depuis quinze ans d'une passion débordante pour le vélo. Son recueil divisé en 24 étapes* prend d'ailleurs des allures de vibrant hommage à la présence de la Grande Boucle en Alsace. « Je n'étais pas né en 1953, lors du précédent départ à Strasbourg, concède-t-il. Mais cela fait sept ans que je m'arrange pour vivre des étapes chaque année. J'avais écrit un livre sur ce thème qui m'a permis d'être accepté dans la grande famille. »

La passion d'Olivier Larizza pour la sueur du cycliste semble chevillée à sa plume. Loin du strass et des paillettes, il préfère s'attarder sur le vélo à grand-papa, celui des analyses de bout de zinc ou des souvenirs de tout un chacun. « L'échec d'Indurain en 1996 a définitivement révélé mon amour pour le Tour. Il y a une part de mystère, nourri par la nostalgie et par l'éthique, malgré les scandales. » L'auteur relate aussi certaines des nombreuses histoires qui nourrissent le mythe, comme ces 60 litres d'eau ingurgités par Valentin Huot un soir d'étape.

François Namur

Olivier Larizza, Le Tour de France dans tous ses états, Les Editions du Boulevard, 6,30 e.