Alain Vigneron : «Ce week-end à Strasbourg? De la mélancolie et de l'envie»

©2006 20 minutes

— 

Interview d'Alain Vigneron, conseiller technique régional

Vous qui avez disputé sept Tours de France de 1980 à 1986, comment avez-vous vécu le grand départ de Strasbourg le week-end dernier ?

Avec un drôle de sentiment. Un mélange d'anxiété et de mélancolie, car comme tout coureur j'ai donné une partie de ma chair au bitume. Et puis aussi de l'envie. Je suis content d'avoir retrouvé d'anciens pros qui travaillent aujourd'hui sur le Tour [Hinault, Michaud, Bernard, Mottet, etc.]. Mais je n'ai pas pu l'apprécier à fond, car j'ai eu une tonne de boulot en amont pour mettre en place les animations avec les jeunes.

Que vous inspire l'éviction de neuf coureurs vendredi pour suspicion de dopage ?

C'est un tournant. Désormais, quand une équipe ou des coureurs « déconnent », tous les autres vont les mettre de côté. Cette solidarité est nouvelle : elle remplace le temps où tout le monde fermait sa gueule. Même s'il ne faut pas croire que le problème du dopage est réglé, je suis optimiste.

Recueilli par J. S.