Cyclisme : Thomas Voeckler, le chouchou de l'Alsace

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Il rêvait de faire l'étape en tête devant le public alsacien, lui, le natif de Schiltigheim. Les circonstances de la course en ont décidé autrement, contraignant Thomas Voeckler à rester sagement dans le peloton. « J'étais motivé, mais l'échappée est partie très tôt dès le troisième kilomètre», raconte le coureur de Bouygues Telecom, qui pointe ce matin à la 58e place du classement général, à 28 secondes du maillot jaune, George Hincapie. «Et si on est ni sprinter ni dans l'échappée, on ne peut rien faire. L'essentiel, c'était que l'équipe soit représentée à l'avant avec deux de mes coéquipiers (Matthieu Sprick et Walter Bénéteau). »

Bien calé dans le peloton, Thomas Voeckler a eu tout loisir de lire les innombrables banderoles à son nom, qui avaient fleuri le long des 184,5 km de l'étape Strasbourg-Strasbourg. « C'était difficile de ne pas les voir ! C'était vraiment chaleureux. Mais je ne me suis pas amusé à lire toutes les pancartes car il y en avait beaucoup trop... »

Adulé depuis son titre de champion de France en 2004 et ses dix jours avec le maillot jaune lors du Tour la même année, il n'oubliera pas de sitôt le grand départ de Strasbourg. Sa mère avait fait exprès le déplacement depuis l'Irlande. Et ses deux frères venus de Martinique ont eu la chance de le suivre, samedi lors du prologue, dans la voiture du directeur sportif. «Je me suis vraiment senti à la maison tout le week-end, confie Voeckler, accaparé par des dizaines de supporteurs en quête d'autographes. Malheureusement, il va falloir partir.» Aujourd'hui, le peloton quitte l'Alsace et Obernai pour mettre le cap sur le Luxembourg.

Jérôme Sillon