L'équipe de France sur la voie royale ?

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Zinédine Zidane a enfin offert une passe décisive à Thierry Henry, pour leur tout premier but construit ensemble en équipe de France, celui qui a qualifié les Bleus pour les demi-finales du Mondial-2006 de football face au Brésil (1-0) samedi à Francfort.
Zinédine Zidane a enfin offert une passe décisive à Thierry Henry, pour leur tout premier but construit ensemble en équipe de France, celui qui a qualifié les Bleus pour les demi-finales du Mondial-2006 de football face au Brésil (1-0) samedi à Francfort. — Marcus Brandt AFP/DDP

En mettant fin au rêve brésilien, l'équipe de France a frappé un grand coup dans cette Coupe du monde. Emmenés par un Zinédine Zidane au sommet de son art, les Bleus deviennent logiquement les favoris de la compétition avec le pays organisateur, l'Allemagne.

Hier, Raymond Domenech a tenté de préserver ses joueurs contre le sentiment d'euphorie régnant dans l'Hexagone après l'exploit de Francfort. « On va se remettre au travail, ramener tout le monde à la réalité, a déclaré le sélectionneur national lors de son traditionnel point presse. Il nous reste trois jours avant le match contre le Portugal, il va falloir bien les utiliser pour revenir dans l'état dans lequel on était avant le Brésil. »

Démontrant une incroyable maîtrise dans tous les secteurs de jeu, les Tricolores semblent posséder la recette qui leur avait si bien réussi en 1998 : une défense de fer (deux buts encaissés en cinq matchs), et un « Zizou » revigoré à la baguette, offrant même la première passe décisive de sa carrière à Thierry Henry, l'autre fer de lance des Bleus (3 buts). « Zidane a fait la différence, encore plus qu'en 1998, analysait le coach brésilien Carlos Alberto Parreira. Il a peut-être réussi son meilleur match depuis huit ans. » « Il fallait faire un match énorme, on l'a fait, témoignait pour sa part le maestro. On va essayer d'aller chercher cette place en finale. On veut aller au bout. » La preuve que Zidane et Domenech, qui a répété hier que « la Coupe du monde sera réussie pour l'équipe qui la gagnera », sont bel et bien sur la même longueur d'ondes.

Sébastien Bordas