Equipe de France: La défense retrouvée

FOOTBALL Les Bleus ont inquiété dans ce secteur de jeu lors des matchs de préparation... Mais ce n'était qu'une fausse alerte...

Bertrand Volpilhac, à Kiev

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Adil Rami et Philippe Mexès après la victoire face à l'Ukraine, le 15 juin 2012
Adil Rami et Philippe Mexès après la victoire face à l'Ukraine, le 15 juin 2012 — M.BUHOLZER/REUTERS

De notre envoyé spécial à Kiev (Ukraine),

La dernière fois que l’équipe de France a été la meilleure défense d’une compétition, c’était en 1998. On n’oserait pas encore rêver d’un comparable destin «champs-élyséen» pour la génération 2012, mais il faut reconnaître que dans ce secteur-là, les Bleus sont pour l’instant irréprochables dans cet Euro avant d’affronter la Suède du génial Zlatan Ibrahimovic. Enfin presque. Une petite faute de marquage empêche les quatre de derrière et leur sentinelle Alou Diarra d’avoir une feuille de stat parfaite, avec seulement deux tirs cadrés concédés en autant de rencontres.

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C’est vrai, il y a aussi eu d’autres alertes, quelques placements douteux, et les attaques adverses  n’étaient pas les plus ambitieuses du tournoi. Mais la défense des Bleus, très critiquée en matchs de préparation, a largement rassuré. «Je ne vais pas dire que je monte en puissance, mais c'est à l'image de l'équipe, on est tous bien, explique Philippe Mexès, tancé sur ses problèmes de poids en début de compétition. Etre relâchés, ça nous donne confiance, mais il ne faut  pas s’enflammer.» Laurent Blanc poursuit: «C’est rare de ne rien concéder à l’adversaire, très peu d’équipes le font… Avec les articles que vous avez fait, la charnière n'avait pas une assurance ou une confiance totale.»

Rami, seule interrogation

Le sélectionneur des Bleus est encore avare en éloges. Lui qui avait averti avant l’Euro «qu’on n’allait pas loin dans une compétition sans une grande défense» sait que son édifice est encore fragile. «Quand c’est l’adversaire que se crée les occasions, c’est bien joué, juge-t-il. Mais nous avons laissé des possibilités sur des erreurs que nous avons nous-mêmes commises. Ca, c’est à gommer.»

Suivez son regard, il est tourné vers Adil Rami. Fébrile depuis le début de l’Euro, le Valencian pourrait avoir son best-of de relance manquée (voire suicidaires) dans cet Euro. Heureusement, à chaque fois, Philippe Mexès a fait le boulot. Ce qui n’est qu’à moitié tranquillisant dans l’optique de se frotter aux meilleurs avant-centres. «C'est un gros nounours, dépeint Blanc. Contrairement aux apparences, il paraît joyeux, insouciant, inconscient même parfois, mais, il a besoin d'être rassuré. Philippe peut l'aider avec son rôle de plus ancien, et il va monter en puissance physiquement». On va voir ça face à Zlatan…