Le Suédois Kim Källström veut jouer les faux amis

Stéphane Marteau

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Kim Källström participe avec la Suède à sa troisième phase finale de l'Euro.
Kim Källström participe avec la Suède à sa troisième phase finale de l'Euro. — A. DEMIANCHUK / REUTERS

Avec la Suède, il aspirait à jouer les trouble-fête lors de l'Euro 2012. « En 2004, la Grèce s'est imposée alors que personne ne l'attendait. C'est la preuve que les petites nations peuvent créer la surprise. J'espère que cette fois, ce sera la Suède », nous avait confié Kim Källström (29 ans, 93 sélections), quelques jours avant de rejoindre sa sélection. Mais pour le milieu de terrain de l'OL, l'épreuve continentale aura tourné court. Battue par l'Ukraine (1-2) et l'Angleterre (2-3), la Suède est éliminée avant même de défier la France, le pays d'adoption de l'ancien Rennais. « Affronter la France ne change pas grand-chose pour moi, affirmait le natif de Sandviken qui a débarqué dans l'hexagone en 2004. En revanche, c'est toujours un plaisir de rencontrer une grande nation du football, en espérant que cette confrontation sera décisive pour atteindre les quarts de finale. » C'est donc raté. Kim Källström n'est même pas sûr de disputer cette rencontre sur laquelle il avait d'ailleurs du mal à se projeter au moment de notre entretien. « Ce sera le troisième match. Nous ne savons donc pas dans quel état d'esprit les deux équipes l'aborderont », soulignait-il. Les Suédois auront certainement à cœur de sauver l'honneur face à un adversaire pour lequel Källström voue le plus grand respect. « La France possède des joueurs de très haut niveau, voire de classe mondiale à tous les postes. C'est une équipe qui doit normalement être considérée comme l'une des favorites de la compétition. Contre nous, les Français auront certainement la possession du ballon. Il faudra donc être dangereux en contre-attaque pour exploiter la moindre occasion », avançait-il. De même, il espérait jouer un mauvais tour à Hugo Lloris, son coéquipier à l'OL. « Ce serait sympa et important de lui marquer un but. » Ça l'est désormais beaucoup moins.