Angleterre-Portugal : fausses interviews mais vrais ennemis

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Deux ans après le quart de finale de l'Euro 2004, l'Angleterre et le Portugal se retrouveront demain à Gelsenkirchen, avec comme enjeu une place dans le dernier carré de ce Mondial. Les Britanniques ont toujours le dénouement du match de Lisbonne (but valable refusé à Campbell en fin de match, défaite aux tirs au but) en travers de la gorge. Leurs tabloïds ont donc sorti la grosse artillerie. « Le Sun a publié une fausse interview de Pauleta. Les joueurs n'en donnent pas en dehors des points presse et des zones mixtes », a expliqué hier le chef de presse lusitanien, Alfonso de Melo. Dans l'interview, le buteur du PSG expliquait que le gardien Paul Robinson était le point faible de l'Angleterre. En représailles, les journalistes anglais n'ont pu poser que trois questions à Pauleta et Nuno Valente, hier.

Cet incident ne fait pas oublier que les deux équipes n'ont pas encore été à la hauteur des attentes dans ce Mondial. « Si on doit pratiquer un football ennuyeux pour gagner le trophée, qui s'en souciera ? », rétorque Sven-Goran Eriksson, qui retrouvera sur le banc adverse celui qu'on a annoncé un moment comme son successeur, Luiz Felipe Scolari. L'homme qui, à la tête du Brésil, avait déjà éliminé les Anglais à ce stade de la compétition, il y a quatre ans.