Thomas Voeckler : «Etre à la hauteur du soutien alsacien»

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Interview de Thomas Voeckler (Bouygues Telecom), champion de France 2004.

Natif de Schiltigheim, vous devez être ravi que le départ de la Grande Boucle soit donné à Strasbourg...

C'est vrai que ça fait plaisir. L'année dernière, le Tour était parti de Vendée, ma terre d'adoption puisque j'y réside depuis plusieurs années. Cette fois-ci, c'est ma région d'origine. Deux ans de suite à domicile, c'est vraiment sympa. J'espère être à la hauteur du soutien des Alsaciens. Même si leurs encouragements ne me feront pas pédaler plus vite, ça me donnera une motivation supplémentaire.

Rêvez-vous d'une victoire d'étape ce week-end ?

L'envie est là, mais le prologue n'est pas trop ma spécialité et vu son profil, la première étape sera sans doute réservée aux sprinteurs. Si je pouvais m'échapper un moment à l'avant de la course, ce serait déjà pas mal.

Quelles sont vos ambitions sur ce Tour ?

Les mêmes que celles de mon équipe Bouygues Telecom, c'est-à-dire remporter une victoire d'étape. C'est la septième année d'existence de la structure et nous n'y sommes toujours pas parvenus. Le problème, c'est que sur les 189 coureurs au départ, hormis les 30 qui visent une place au classement général, il y en a plus de 150 qui veulent gagner la vingtaine d'étapes. Tout le monde ne sera pas servi.

Un mot sur l'absence de votre coéquipier Christophe Kern ?

J'aurais vraiment aimé qu'il soit là. Cela aurait été sympa d'être deux Alsaciens au départ de Strasbourg. Malheureusement, seuls neuf coureurs sont sélectionnés dans chaque équipe. Son accident à l'entraînement au printemps l'en a empêché. C'est dommage, car avec le niveau qui était le sien l'an dernier au Tour d'Espagne, Christophe avait vraiment sa place.

Recueilli par Jérôme Sillon