Euro: L'affaire Nasri «n'intéresse pas» Laurent Blanc

FOOTBALL Assez énervé à l'évocation du sujet, le sélectionneur des Bleus a rapidement clos les débats...

Bertrand Volpilhac, à Donetsk
— 
Samir Nasri fait signe de se taire aux journalistes, lors du match de l'Euro France-Angleterre, le 11 juin 2012.
Samir Nasri fait signe de se taire aux journalistes, lors du match de l'Euro France-Angleterre, le 11 juin 2012. — FRANCK FIFE / AFP

Il paraît que la nuit porte conseil. Celle de Laurent Blanc n’a rien changé. Comme à l’issue du match nul face à l’Angleterre, le sélectionneur des Bleus n’a pas voulu se mêler de «l’affaire Nasri» mardi matin, en conférence de presse. «On ne peut pas tout contrôler, estime Blanc. Il y a des réactions qui sont inattendues mais s’il y a des problèmes entre les joueurs et une personne ou un journal, vous êtes des grands garçons, vous essayez de régler ces problèmes-là.»

«J’ai dit ce que j’avais à dire»

Alors qu’il n’a pas vu son joueur après le match, puisque le premier buteur français dans la compétition a été retenu au contrôle antidopage, Blanc s’est rapidement fermé quand la presse lui a demandé si ce geste rappelait certains comportements à Knysna. «Ça vous intéresse ça, je le sais, souffle-t-il. Eh bien pas moi. Je vous signale qu’il n’y a pas si longtemps, un grand journal français avait titré un édito "Fermez-la". Donc ça existe aussi chez nous.»

>> Tout savoir sur l'affaire Nasri

Devant l’assistance des journalistes, la discussion s’est même légèrement envenimée. «Sincèrement, vous êtes bien gentils, mais je suis là pour parler du match de l’Ukraine ou celui de l’Angleterre, j’ai dit ce que j’avais à dire, a lâché le sélectionneur, énervé. Samir Nasri est venu devant les médias, il a dit ce qu’il avait à dire. En ce qui me concerne, je parle du match.» Dont acte.