Cyclisme : Sandy Casar, l'ivresse des sommets

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Parmi les coureurs français prêts à mettre le feu sur les routes du prochain Tour de France, Sandy Casar figure forcément en tête de liste. A 27 ans, le coureur originaire de Mantes-la-Jolie est devenu l'une des valeurs sûres du cyclisme hexagonal. Un statut renforcé par sa surprenante 6e place au dernier Tour d'Italie.

« Au début, j'étais juste venu sur le Giro pour essayer de remporter une étape et je me suis retrouvé à jouer le général malgré moi. J'étais presque piégé », explique le Francilien, qui s'était glissé dans une échappée fleuve. Un gain de temps appréciable qui n'en remet pas moins en cause son abnégation dans la montagne, son point faible les années précédentes. « Maintenant, je ne panique plus dans les premiers kilomètres des grands cols, je n'ai plus peur de me faire lâcher, assure le protégé de Marc Madiot, à la Française des Jeux depuis ses débuts professionnels en 2000. Dans le Giro, il y a beaucoup de montées très raides, cela me convient davantage que sur le Tour. »

Le Tour de France, Sandy en a évidemment fait l'objectif de sa saison alors que l'autre leader de la FDJ, l'Australien Bradley McGee, a déclaré forfait. Seizième de la Grande Boucle en 2004, Casar était passé à deux reprises à côté d'une victoire d'étape, notamment celle du 14 juillet, remportée par son compatriote David Moncoutié. Mais son classement général l'année suivante (29e) s'était révélé en deçà de ses espérances, notamment en raison de cette maudite montagne. « Monter à cette vitesse, c'est irréaliste. Les grands leaders m'ont écoeuré. Je n'ai plus envie de grimper », avait même lâché Casar, qui espère cette fois atteindre les sommets avec les meilleurs à partir du 1er juillet.

Nicolas Soto