Football : trois ans de galère pour Jérémie Bréchet

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Depuis son départ de l'OL en 2003 après deux titres de champion de France, Jérémie Bréchet a peu à peu disparu de la planète football. Poursuivi depuis trois ans par une poisse tenace, il pensait avoir fait le « bon choix » en rejoignant l'Inter Milan. Mais Hector Cuper, qui l'avait recruté, a été limogé deux mois après son arrivée. « Son successeur, Zaccheroni, m'a clairement dit qu'il ne me ferait jamais jouer », regrette Jérémie, dont le compteur de matchs dans le Calcio est resté bloqué à neuf.

Pour se relancer, le défenseur a rejoint en 2004 la Real Sociedad alors dirigée par Reynald Denoueix, licencié avant même le début du championnat. Excité néanmoins à l'idée d'évoluer au poste de stoppeur, Bréchet n'a disputé que seize rencontres avant d'être opéré du tendon d'Achille droit. « J'ai collectionné les soucis de parcours et mon statut est depuis en chute libre », reconnaît Jérémie qui sort d'une nouvelle saison blanche (trois matchs disputés) en raison d'une rupture des ligaments croisés postérieurs d'un genou.

Aujourd'hui, à 26 ans, il envisage de changer d'air et n'exclut plus un retour en France. Nice aurait d'ailleurs manifesté son intérêt pour l'enrôler. « Ma situation a changé et j'ai mûri. Auparavant, je n'envisageais pas d'évoluer dans un autre club français car j'étais très attaché à l'OL. Son parcours extraordinaire en Ligue des Champions ces deux dernières saisons m'a fait espérer une victoire », note l'ancien international (3 sélections). Jérémie Bréchet n'a d'ailleurs pas fait une croix sur les Bleus, lui qui fut victime d'une entorse à un genou lors de sa dernière sélection en novembre 2002 face à la Yougoslavie.

Jérôme Pagalou