Equipe de France: Alou Diarra, le recours devenu incontournable

FOOTBALL Avec les blessures de M'Vila et Matuidi, le milieu de terrain marseillais devient favori favori pour être titulaire contre l'Angleterre...

Antoine Maes

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Le milieu de terrain français Alou Diarra, le 28 mai 28 mai 2012 contre la Serbie, à Valenciennes.
Le milieu de terrain français Alou Diarra, le 28 mai 28 mai 2012 contre la Serbie, à Valenciennes. — REUTERS/Charles Platiau

«Avec M’Vila et Matuidi, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise». Quand Laurent Blanc manie la litote, il ne fait peut être pas particulièrement plaisir à Alou Diarra. Pendant que le Rennais et le Parisien soignent leur blessure, c’est le Marseillais qui doit assurer l’intérim. Mais ses entrées en jeu contre l’Islande et la Serbie ont rassuré sur l’état d’un joueur auteur d’une saison qu’on peut qualifier de très moyenne, pour être diplomate. A tel point qu’aujourd’hui, le sélectionneur pense même à le ménager contre l’Estonie pour ne pas se griller son ultime recours en milieu défensif.

Blanc: «Je sais où je vais avec Alou»

Diarra titulaire contre l’Angleterre, pour l’ouverture  de l’Euro, lundi? La probabilité n’est pas très loin de se transformer en certitude. «C’est un compétiteur né. Je sais où je vais avec Alou. Ce qu’il sait faire, il le fait très bien», promet le sélectionneur. «Contre la Serbie, il a été utile, très propre, sobre. C’est ce dont l’équipe a besoin: apporter cette sécurité devant la défense. Quand il garde la boutique, il libère au niveau offensif», ajoute Florent Malouda. Cette influence sur le terrain n’était pas garantie, après une année à l’OM aussi bonne que celle de son club, c'est-à-dire médiocre.

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Mais en bleu, Diarra est plus qu’un joueur parmi tant d’autre. «C’est un sage. Il ne s’exprime pas énormément, mais il est respecté. Il a beaucoup de recul sur les choses, et c’est quelqu’un de très accessible. En même temps, il est assez jeune dans l’esprit, donc on peut déconner avec lui», loue Malouda. Ce n’est pas un hasard s’il fait partie des joueurs chargés de négocier les primes, comme il était un relais privilégié à Bordeaux, quand Blanc était le coach des Girondins. De cette période, le sélectionneur a gardé un lien particulier avec le natif d’Aulnay. «J’apprécie l’homme. Il a des principes, il y a des gens avec qui c’est plus difficile que lui quand il montre les dents», s’amuse Laurent Blanc. Mais c’est surtout dans les mollets anglais que Diarra a sans doute le plus envie de mordre.