Wimbledon: Florent Serra a aussi le pied vert

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Florent Serra est confiant avant Wimbledon. Revigoré par son parcours sur le gazon néerlandais de ‘s-Hertogenbosch, où il a atteint les demi-finales, le Bordelais aborde sereinement le troisième Grand Chelem de la saison. « Wimbledon, je connais, j'y ai joué les qualifs en 2002 et 2004. Il faut se préparer convenablement en faisant les deux tournois qui précèdent. » Adepte de la terre battue et des surfaces en dur, Serra, vainqueur des tournois de Bucarest (2005) et Adelaïde (2006), commence à avoir de bonnes sensations sur herbe : « C'est assez spécial comme surface. Au début, j'avais des appréhensions. Avant d'entamer la saison sur gazon, je me suis même entraîné une fois à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris. »

Confronté la semaine dernière aux Pays-Bas à des joueurs spécialistes du fond du court, Florent s'est appuyé sur ses points forts pour passer les tours et engranger de la confiance. « Sur gazon, mon retour et ma puissance, notamment au service, sont mes principaux atouts. Je frappe assez fort du fond du court et j'arrive à bousculer mon adversaire. Il faut maintenant que j'aille un peu plus vers l'avant. »

Surnommé « le Bison » par Jérôme Potier, son coach, Serra retrouvera cet après-midi au premier tour le Tchèque Lukas Dlouhy, qu'il avait battu en début d'année à Costa do Sauipe (Brésil). « C'est un joueur dangereux, qui joue en rythme du fond de court. J'ai les armes pour le déstabiliser. Après, ma partie de tableau n'étant pas trop mal, un troisième tour serait bien ! »

Pierre Falar

En cas de victoire face à Lukas Dlouhy, Florent Serra pourrait retrouver au deuxième tour de Wimbledon le Suédois Jonas Björkman, récent finaliste du tournoi de Nottingham contre Richard Gasquet.