Diaw: «On n'est pas imbattables»

Propos recueillis par Romain Baheux

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Comment vous sentez-vous avant d’aborder cette finale de Conférence?
On est très contents de notre parcours sans-faute même s’il y a eu des matchs plus difficiles que les autres, notamment le premier contre les Clippers. On réalise de bons play-offs, mais on sait que ça va être de plus en plus difficile. Oklahoma reste grand favori, on est passés devant au dernier moment en saison régulière. On est tous très motivés, on a les capacités d’aller le plus loin possible si on joue bien.

Comment l’équipe vit le fait d’avoir remporté ses deux premiers tours 4-0?
On essaie de rester humbles. Chaque match est différent, il faut l’aborder avec le plus de sérieux possible. Oklahoma, c’est d’une autre trempe. Il va falloir faire attention surtout lors des matchs à domicile. On joue bien au basket mais on n’est pas imbattables. Eux aussi sont quasi imbattables, ils n’ont perdu qu’une rencontre en play-offs pour l’instant.

Vous n’aurez pas joué durant une semaine avant la finale…
On préfère se reposer plutôt que de jouer tous les jours. On fait des simulations de matchs tous les deux jours à l’entraînement avec le coach. On se repose le reste du temps. On est toujours un peu rouillés quand on attaque une série, ça se voit au début du match puis on enchaîne.

Quelles sont les forces de cette équipe d’Oklahoma?
Il ne faut pas les réduire à Kevin Durant et à Russel Westbrook. Ils ont aussi une très bonne défense avec Perkins, Ibaka et Sefolosha. Ce n’est pas seulement offensivement qu’ils sont redoutables mais aussi défensivement.

A trente ans, est-ce votre meilleure opportunité de remporter le titre NBA?
J’avais déjà fait une finale de Conférence avec Phoenix (en 2005), mais c’est encore plus concret là. On réalise un bon parcours pour l’instant.

Peut-on comparer l’équipe de Phoenix où vous évoluiez et les Spurs de cette saison?
A l’époque, les deux équipes étaient assez différentes. San Antonio essayait de ralentir le jeu et était axé sur la défense. Maintenant, ils touchent plus la balle et sont plus orientés vers l’attaque. C’est ce qui fait la force des Spurs aujourd’hui. On tente de bloquer l’adversaire au maximum tout scorant.

En début de saison, vous étiez  avec Bordeaux en Pro B. Maintenant, vous jouez le titre en NBA…
C’est une saison peu banale. Je le vis assez bien. J’étais content de commencer la saison avec Bordeaux en Pro B. Ca a été une très bonne préparation pour la NBA.