Marion Bartoli promet une «vraie grosse guerre» à la fédération

TENNIS Parce qu'elle ne sera pas autorisée à participer aux JO...

R.S.

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Marion Bartoli lors du deuxième tour de l'Open d'Australie
Marion Bartoli lors du deuxième tour de l'Open d'Australie — Rob Griffith/AP/SIPA

Entre la numéro 1 française et la FFT, la réconciliation n’est toujours pas d’actualité. A vrai dire, elle ne l’a jamais été et à deux mois et demi des JO de Londres, Marion Bartoli n’a pas du tout envie d’arranger la situation. Dans une interview donnée à Rome à Tennis Channel, la joueuse française non sélectionnée pour Londres (puisqu’elle ne remplit pas les critères de sélection), revient d’abord sur l’éternel sujet de discorde: l’intégration de son père et entraîneur lors des rassemblements en Fed Cup comme condition de sa présence en équipe de France.

«J’ai essayé de leur expliquer des millions de fois, mais ils me donnent toujours la même réponse. Je parle à un mur et il n’y a rien à faire. Je n’ai pas changé d’avis parce que ce que je demande n’est pas impossible. Tous les autres pays le permettent. Ils (la fédération) me dénigrent depuis quinze ans et cela continue.»

Très remontée contre la FFT, Bartoli regrette d’être privée de JO sur le gazon londonien, une surface qu’elle affectionne particulièrement depuis sa finale de 2007. Après les Jeux, elle promet donc de vider son sac. «Pendant quinze ans, je n’ai rien dit. Mais après les Jeux, ça va être le début d’une vraie grosse guerre, croyez-moi. J’espère que Pauline (Parmentier) se qualifiera pour les JO parce que sinon, la France n’aura pas l’air bien.»