Canoë: L'Euro, une «rampe de lancement» pour Tony Estanguet

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Au-delà de la défense du titre, le Français Tony Estanguet veut utiliser l'Euro-2012 de canoë-kayak slalom, qui débute jeudi à Augsbourg (sud), comme rampe de lancement vers les JO-2012 de Londres où il visera un troisième titre olympique.
Au-delà de la défense du titre, le Français Tony Estanguet veut utiliser l'Euro-2012 de canoë-kayak slalom, qui débute jeudi à Augsbourg (sud), comme rampe de lancement vers les JO-2012 de Londres où il visera un troisième titre olympique. — Franck Fife afp.com

Au-delà de la défense du titre, le Français Tony Estanguet veut utiliser l'Euro-2012 de canoë-kayak slalom, qui débute jeudi à Augsbourg (sud), comme rampe de lancement vers les JO-2012 de Londres où il visera un troisième titre olympique. Un mois après «l'enfer» des sélections nationales, Estanguet, 34 ans, arrive serein en Bavière, où il n'aura "pas d'obligation de résultat", même si le compétiteur est toujours attiré par le podium.

«Pour moi, il n'y a qu'une course qui compte, celle de Londres, assure le Palois. L'Euro est une rampe de lancement: pour commencer à bâtir la préparation olympique et la confiance, et trouver la réussite.» «Et garder l'énergie pour les JO», ajoute le double champion olympique (2000 et 2004), qui vient à Augsbourg «un peu fatigué» par un «gros stage» de quinze jours à Londres et désireux «de ménager mon dos» qui l'a perturbé l'été dernier.

Revanche pour les recalés

Le sommet européen est l'occasion de se frotter à l'international dans un contexte particulier: certaines équipes, comme la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre, viennent l'esprit libre après leurs sélections alors que d'autres joueront leur billet pour Londres. Parmi les athlètes obligés de briller: le Slovaque Michal Martikan, ce rival de plus de quinze ans, avec lequel le leader des Bleus a partagé les quatre derniers titres olympiques mais aussi les victoires mondiales (3 pour le Français et 4 pour le Slovaque) et européennes (deux chacun).

Si l'Euro n'est pas un objectif pour Estanguet et d'autres élus comme Emilie Fer (K1), il sera une occasion de revanche pour les recalés tels Denis Gargaud, tenant du titre mondial de C1, et Boris Neveu (K1). A Augsbourg, il faudra s'adapter à un bassin ancienne génération (qui a servi aux JO de Munich 1972), «très étroit, où on touche souvent les berges et où on a du mal à trouver les repères». «C'est un grand écart par rapport à celui de Londres, avec beaucoup de rouleaux, avec des sensations de glisse, explique Estanguet. Mais c'est la force de notre sport où l'on doit découvrir et s'adapter».