Euro 2012: Hatem Ben Arfa, fausse surprise et vrai talent

FOOTBALL Le milieu offensif de Newcastle fait partie de la sélection de Laurent Blanc pour l'Euro 2012...

Bertrand Volpilhac

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Hatem Ben Arfa lors du match France-Norvège, le 11 août 2010.
Hatem Ben Arfa lors du match France-Norvège, le 11 août 2010. — ALBAN PIERRE/SIPA

Bien sûr, rien n’indique avec certitude qu’Hatem Ben Arfa fera partie de la liste définitive de Laurent Blanc pour l’Euro, le 29 mai prochain. Mais sa présence dans la pré-liste des douze «étrangers», annoncée mardi par le «Président», est déjà un signe fort pour le joyau de Newcastle.

>> Revivez l'annonce de la pré-liste de Laurent Blanc par ici

Lui qui a déjà raté deux fois les phases finales d’une grande compétition (2008 et 2010) après avoir –déjà– fait partie des présélectionnés, lui qui a failli voir sa carrière brisée en même temps que sa jambe un après-midi d’octobre 2010, possède enfin une belle chance de prouver son immense talent en Ukraine.

Et compte tenu de sa fin de saison en Angleterre, ce n’est pas vraiment une surprise. Rapide, technique, efficace, l’ancien joueur de Lyon et l’OM (24 ans, 8 sélections et deux buts) ouvre les défenses de Premier League comme une douzaine d’huîtres un soir de réveillon. «C’est logique de l’inclure, justifie Laurent Blanc. Déjà en 2010, on le surveillait et on comptait sur lui…» Avant qu’il ne se blesse gravement, donc. «Je lui ai passé deux ou trois coups de fils, je l’ai vu à Clairefontaine faire son travail de rééducation. A ce moment-là, on aurait eu du mal à penser qu’il pourrait être présent à l’Euro. Mais depuis, il a mûri, réfléchi, changé sa manière de vivre.»

Blanc: «On ne peut pas se priver de joueurs de ce talent offensif de ce niveau-là»

Et si cette fracture tibia-péroné avait ainsi été salvatrice pour «HBA», souvent décrié pour ses multiples caprices de gamin qui lui ont coûté la Coupe du monde en Afrique du Sud? «Il a franchi un palier en tant que joueur et tant qu’homme, poursuit Blanc. A lui de montrer à partir du 18 mai [jour du premier rassemblement avant l’Euro, NDLR] et éventuellement à l’Euro qu’il n’est pas difficile à gérer. S’il l’est toujours, c’est qu’il n’aura pas compris le message.»
 
Ce message, c’est de jouer simple et pour les autres. Bref, «de mettre son talent au service du collectif», dixit Blanc. Et ça tombe bien, car du talent, Ben Arfa en a. «Ces joueurs-là, capable de faire la différence balle au pied comme Hatem, Ménez ou Ribéry, on ne peut pas s’en priver.» Sans compter qu’avec sa polyvalence, il peut être utilisé partout sur le front de l’attaque, et notamment côté droit, là où Blanc n’a pas encore trouvé son titulaire et où… il avait déjà placé Ben Arfa. C’était en août 2010, pour la première sélection de l’ère Blanc et la dernière en date du natif de Clamart, face à la Norvège (1-2). Et ce soir-là, Ben Arfa avait marqué le seul but des Bleus…