Top14: Le Racing gagne le derby (19-13) et s'approche des phases finales

RUGBY Le Stade Français est presque éliminé...

Bertrand Volpilhac

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Le Racing accroche le Stade Français
Le Racing accroche le Stade Français — FRANCK FIFE / AFP

Ce n’était pas encore un match de play-offs, mais ça en avait tout l’air. Décisif dans la course aux barrages du Top 14, le derby francilien entre le Racing Metro et le Stade Français a offert à un Stade de France un peu creux (à peine 60.000 spectateurs) un joli affrontement physique, intense et crispé. Et au bout du compte, c’est le Racing qui l’a emporté (19-13), validant quasiment son billet pour un quart de finale à Toulon, dans trois semaines. Seulement quasiment, car en laissant le point de bonus au Stade Français, les Racingmen peuvent encore être rejoints s’ils perdent largement à Agen lors de la dernière journée de Top 14, le week-end prochain, et que le SF fait le plein de points à Biarritz.

Du combat et encore du combat

Bref,ça semble fait pour les Franciliens. Et c’est mérité. Rapidement menés au score après une belle entame du Stade et un essai de Julien Arias, les Ciel et Blanc ont comblé dix points de déficit en une mi-temps (13-10 à la pause) grâce à une grosse domination dans le jeu au sol et l’inspiration de ses arrières, déroutants les (trop) rares fois où ils ont vu le ballon. C’est d’ailleurs à la suite d’une percée du brillant ailier argentin Juan Imhoff, alors que Paris jouait à 14 après le carton jaune reçu par Felipe Contepomi, que Descons a marqué le seul essai du Racing (38e).

Pour le reste, on a surtout du combat, du combat et pas mal de combat. Avec au milieu de tout ça un nombre incalculable de ballons tombés et de passes à l’arbitre de touche. Car c’est ça aussi un match de phase finale: des mains qui tremblent, des jambes qui flageolent. Au fond, ce genre de rencontres, c’est souvent celui qui fait le moins d’erreurs qui les gagne. Le Stade Français a eu quelques occasions d’essai, comme lorsqu’il a pilonné la ligne de son voisin d’Ile-de-France dans les dernières minutes, mais il a trop gâché. A l’image de son buteur, Julien Dupuy, en échec sur trois tentatives dans ses cordes. C’est une de plus que les artilleurs du Racing, Wisniewski et Hernandez. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est ce qui fait la différence entre un qualifié et un recalé.