Ligue1: Montpellier avance les nerfs à vif

FOOTBALL Après une réunion de crise dans le vestiaire, Belhanda a quitté l'entraînement précipitamment...

R.S, avec Christophe Castieau

— 

Les joueurs de Montpellier, Stambouli, Giroud et Belhanda (de g. à dr.) lors d'un match contre Evian le 1er mai 2012.
Les joueurs de Montpellier, Stambouli, Giroud et Belhanda (de g. à dr.) lors d'un match contre Evian le 1er mai 2012. — P.Parrot/REUTERS

Pour quelle raison Younes Belhanda a-t-il quitté le centre d’entraînement de Grammont, jeudi après-midi avant la séance d'entraînement? Selon le club montpelliérain, la question ne mérite pas d’être débattue. Officiellement, le joueur aurait juste laissé ses coéquipiers pour passer une radio au centre médical. «Il faut arrêter de fantasmer», s’agace René Girard. Cet épisode intervient pourtant dans un contexte électrique, quelques heures seulement après la diffusion de ses propos dans L’Equipe, accusant Olivier Giroud de ne pas avoir tiré le pénalty raté par Camara contre Evian (2-2). Pour cette saillie, le milieu montpelliérain s'est dailleurs excusé sur son compte Facebook, jeudi soir.

Une demi-heure avant le départ de Younès Belhanda, la tête basse, une mise au point a donc eu lieu dans le vestiaire montpelliérain. Arrivé au centre d’entraînement vers 16h, Louis Nicollin y a pris part. La direction du club avait d’abord annoncé la fin de toute communication officielle jusqu’à la fin de la saison. Avant de laisser parler René Girard et Michel Mézy, pour éteindre l’incendie: «Jusqu’à preuve du contraire, on est premiers. Louis Nicollin est venu pour conforter le groupe qui est assez costaud pour surmonter tout ça», indique Michel Mézy, le conseiller du président.

«Il y a certaines choses maladroites qui ont été dites»

Sur RMC, Olivier Giroud a ensuite réagi aux accusations de Belhanda. «On peut dire ce qu’on veut. Je réagirai très prochainement mais j’ai lu que: «Giroud n’avait pas pris ses responsabilités », et que c’était à cause de ça qu’il y avait eu quelques problèmes. Ça me fait doucement rigoler. C’est vrai que c’était à moi de le tirer, mais je ne suis pas pour les chamailleries. Il y a certaines choses maladroites qui ont été dites, ce n’est pas le moment de réagir mais je le ferai.» En attendant, le leader n’est pas loin de piquer sa crise.