NBA: Boris Diaw, sauvé des eaux

BASKET Nouveau joueur des Spurs, le Français se retrouve à jouer le titre alors qu'il était embarqué dans une saison galère avec Charlotte...

B.V.

— 

Boris Diaw (en blanc) lors d'un match face à Portland, le 23 avril 2012
Boris Diaw (en blanc) lors d'un match face à Portland, le 23 avril 2012 — Eric Gay/AP/SIPA

Elle était horrible, la saison de Boris Diaw. Englué avec ses Charlotte Bobcats en fin fond de classement NBA, bataillant pour «gagner quelques matchs», le capitaine de l’équipe de France traînait son spleen sur les parquets nord-américains en attendant patiemment les Jeux olympiques. Et puis, il en a eu marre. Après un accord avec les Bobcats, voilà Diaw libéré de son contrat et recruté par les San Antonio Spurs de Tony Parker, meilleure équipe à l’ouest et candidat avoué au titre NBA, menant déjà 2-0 face à Utah au premier tour des play-offs. Une sacrée aubaine: «J’étais libre de mon contrat, j’avais plusieurs autres choix, principalement des équipes qui jouaient les play-offs, explique-t-il. San Antonio, c’est une équipe qui joue très bien au basket, c’est en adéquation avec ma philosophie, et c’est pour ça que je l’ai choisie.»

L’aide de «TP»

Et puis surtout, au-delà de «prendre beaucoup de plaisir», «Babac» trouve là une occasion de goûter à nouveau à l’ambiance torride des play-offs – «on espère toujours être dans une équipe qui joue le titre», avoue-t-il -, lui qui était allé jusqu’en finale de conférence en 2005-2006 avec Phoenix. Et de retrouver  son pote Tony Parker, chargé par le staff des Spurs de convaincre Diaw de le rejoindre au Texas. «J’ai été très bien accueilli par l’équipe grâce à Tony, rigole celui qui est toujours président du club français de Bordeaux. L’avoir à côté de moi a aidé mon intégration, dans la vie, dans l’équipe.»

Avec succès. Souvent considéré comme un joueur de l’ombre, gros défenseur et facilitateur du jeu d’équipe, Diaw s’est déjà trouvé une place dans le cinq majeur de Gregg Popovich, son coach. Grâce à ses qualités: «Avec les joueurs qu’il y a autour de moi, pas besoin de scoring», se marre-t-il. Surtout si ça mène les Spurs au titre…