Lyon n'abdique pas

Stéphane Marteau

— 

Lisandro Lopez, auteur de 2 buts.
Lisandro Lopez, auteur de 2 buts. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Pour les adversaires de l'OL, marquer un but au stade de Gerland est devenu une habitude. Cela dure maintenant depuis six mois. Mais cela ne garantit pas d'obtenir un résultat positif. Battu (4-1) mercredi par une formation lyonnaise qui a mis une mi-temps pour digérer les festivités de sa victoire en Coupe de France, Valenciennes en a fait l'expérience, confirmant ainsi son statut de plus mauvaise équipe à l'extérieur. A égalité à la pause (1-1), les joueurs de Daniel Sanchez ont pourtant eu l'opportunité de prendre l'avantage en début de seconde période. « Mais nous avons manqué d'efficacité offensive, ce qu'on constate depuis quelque temps », regrette Daniel Sanchez. Ses joueurs sont surtout tombés sur un Hugo Lloris décisif devant Dosevi (56e). Treize minutes plus tard, Cris, à la réception d'un coup franc de Grenier, a redonné l'avantage à l'OL. « C'est le tournant du match », regrette l'entraîneur des Nordistes qui a ensuite assisté à la faillite de son gardien, Penneteau, battu successivement par Lisandro (72e) et Briand (88e) après avoir été touché à une main dans un choc avec ce dernier. Valenciennes devra donc lutter jusqu'au bout pour assurer son maintien. « Mais ça, nous le savions, rétorque Daniel Sanchez. Quarante points, ce n'est pas suffisant pour être tranquille. »

Une rencontre Garde-Aulas
Les Lyonnais, eux, s'accrochent toujours à l'espoir de ravir la troisième place à Lille. Mais le Losc ne lâche rien, comme l'atteste son succès remporté à Nice

(0-1). « Nous faisons du surplace, comme à chaque fois que Lille gagne, constate Rémi Garde, un brin fataliste. Nous allons essayer de ne pas nous occuper des autres. L'objectif est de ne pas avoir de regrets à la fin, au cas où », ajoute l'entraîneur lyonnais qui doit rencontrer le président Aulas, ce jeudi, pour évoquer la prolongation de son contrat.