Guillaume dubourg, le pourvoyeur de fonds

David Phelippeau

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Le Vendéen Guillaume Dubourg.
Le Vendéen Guillaume Dubourg. — F. Elsner / 20minutes

Ce jeudi soir, 20 h 45, à Beaulieu, son cœur sera proche de balancer. « Je serai forcément pour Nantes, car je suis inscrit dans le projet du club, mais j'ai quand même toujours une pointe d'affection pour Chambéry », résume Guillaume Dubourg. Ce jeune homme de 25 ans est, depuis novembre dernier, un maillon essentiel de l'émancipation financière du HBC Nantes. Son job ? Développer le chiffre d'affaires en faisant venir de nouveaux partenaires. A Nantes, ces derniers sont 140. Contre 240 à Chambéry, club dans lequel il a débuté sa jeune carrière de VRP. En Savoie, il s'y retrouve au terme « d'une rencontre improbable ». Tandis qu'il est en école de management à Audencia à Nantes, il profite de la venue de Chambéry en 2009 à Beaulieu pour la Coupe de la Ligue pour défendre son CV auprès de Laurent Munier, manager général savoyard. « J'ai passé trois entretiens d'embauche dans les tribunes de Beaulieu », rigole-t-il. Quelques mois plus tard, le voilà commercial dans le deuxième club français. Chambéry, c'est 4,2 millions d'euros de budget (contre 2,6 à Nantes). « Il n'y a que le hand là-bas, confie ce Vendéen de naissance. Et jouer la Ligue des champions, ça aide… » Un contexte et des résultats qui facilitent donc le travail d'un jeune VRP.

Du FCN au HBCN
« C'est vrai qu'à Nantes, il y a toujours une phase pédagogique avec les nouveaux partenaires, reconnaît-t-il. C'est logique, il y a de nombreux clubs de haut niveau ici par rapport à Chambéry. Mais il ne faut pas oublier que Nantes n'a que quatre ans dans l'élite. » Ce qui n'a pas empêché le « H » d'attirer, depuis deux années, 30 à 40 partenaires supplémentaires par an. Et une fois sur quatre, ce sont des déçus du FC Nantes qui investissent au hand. « Beaucoup allaient voir le FCN et en ont eu marre, explique Guillaume Dubourg. Ils nous disent souvent : “C'est mieux chez vous au niveau de l'accueil et la rencontre est plus simple avec les joueurs, le staff, les dirigeants…” »