Après la défaite contre Chelsea, le Barça de Messi et Guardiola est-il en fin de cycle?

FOOTBALL Après avoir tout gagné pendant trois ans, les Catalans sont dans le creux de la vague...

Antoine Maes

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L'entraîneur du Barcelone, Pep Guardiola, lors du match contre Chelsea, le 24 avril 2012 à Barcelone.
L'entraîneur du Barcelone, Pep Guardiola, lors du match contre Chelsea, le 24 avril 2012 à Barcelone. — A.Gea / REUTERS

Trois ans de gloire puis la chute. Après avoir dominé l’Espagne et toute l’Europe depuis 2008, Barcelone ne gagnera ni la C1, ni la Liga cette saison. Battu par le Real Madrid il y a moins d’une semaine, éliminée par Chelsea mardi, le Barça doit se poser les bonnes questions pour retrouver les sommets.
 
Avec ou sans Pep Guardiola? – La clé de voûte du Barça, c’est lui. Aux commandes depuis 2008, Pep Guardiola verra son contrat prendre fin à la fin juin, sans qu’il ait annoncé vouloir le prolonger. Il se dit que le technicien catalan pourrait prendre une année sabbatique et passer un peu plus de temps avec ses trois fils. Mardi, il a annoncé que le dénouement était proche. «Dans les prochains jours, nous allons décider si je continue ou pas. Avec Tito (Villanova, son adjoint) et avec le président, nous déciderons. Sandro Rosell, le patron Blaugrana, ne veut pas entendre parler d’un départ. «On est toujours confiant sur sa prolongation. Et ce qui s’est passé (la défaite contre Chelsea) n’influera pas», assure le président catalan.
 
Avec quel effectif? – Peu de joueurs approchent la date de péremption. Si la carrière d’Abidal est entre parenthèse, et que celle de Xavi (32 ans), le capitaine, touche à sa fin, l’immense majorité de l’effectif est encore jeune. Lionel Messi et Cesc Fabregas n’ont que 24 ans, Sergio Busquets 23, Andrès Iniesta 27 ans… Et l’émergence des Thiago Alcantara,  Cuenca, ou Tello, bien qu’encore tendres, rassure tout de même les dirigeants. Le souci, c’est que si le FCB a le meilleur onze d’Europe ou presque, ce n’est pas le cas de son banc. Muscler un effectif trop juste en quantité sera l’objectif du mercato. Au risque de terminer une nouvelle saison sur les rotules.
 
Avec quel plan B? – «On a fait ce qu’il fallait faire pour battre le Barça», assure Fernando Torres. En clair, refuser le jeu. Pour se concentrer sur une défense regroupée dans ses 30 derniers mètres. Pour battre le Barça en jouant, il faut s’appeler le Real Madrid. N’empêche, les Catalans ont l’air de ne plus avoir de recours tactique. A la fin de la partie, mardi soir, «j’ai regardé l’équipe et je n’ai pas su leur dire ce qu’elle avait fait de mal, parce que je ne l’ai pas trouvé», assure Pep Guardiola. «C’est un coup dur pour ce football. Parfois, la balle n’entre pas. Mais je me sens fier quand même», reprend Sandro Rosell. Il n’est pas question de révolutionner un jeu qui a si bien fonctionné pendant trois ans. Mais d’y apporter les retouches nécessaires.