Ligue 1. Nouveau dérapage homophobe pour Louis Nicollin

FOOTBALL Pour une phrase à caractère homophobe, le président de Montpellier a été privé de son prix SOS Homophobie...

B.V.

— 

Le président du club de football de Montpellier, Louis Nicollin, avant la finale de la Coupe de la Ligue, le 23 avril 2011 au Stade de France, à Saint-Denis.
Le président du club de football de Montpellier, Louis Nicollin, avant la finale de la Coupe de la Ligue, le 23 avril 2011 au Stade de France, à Saint-Denis. — Niviere/Sipa

«J’ai stressé énormément pendant tout le match. D’ailleurs, au dernier moment, je n’y suis pas allé parce que j’ai eu peur (…) Oui, je suis un pédé, enfin, qu’est ce que tu veux, j’ai eu peur.» En un mot, placé de manière presque anodine au milieu d’une interview donnée à RMC pour évoquer le victoire de son club Montpellier à Marseille (3-1), Louis Nicollin a tout gâché. Lui qui avait été récompensé le 6 mars dernier du prix Pierre-Guénin/SOS Homophobie a vu ce titre lui être retiré après cette nouvelle boulette. Même si dans un premier temps, le comité Pierre-Guénin avait pris la chose avec humour - et sans vouloir lui retirer le prix, avant de se retracter.

Défendu par une ONG contre l'homophobie

Pour l’association, «l’insulte ou le commentaire à caractère homophobe font hélas bien partie du patrimoine génétique et culturel du président du MHSC ». Les 2000 euros de récompense allant avec le prix seront eux reversés au Paris Foot Gay. Déjà largement critiqué après avoir traité le milieu Benoit Pedretti de «petite tarlouze» il y a plusieurs saison, le président de Montpellier, actuel leader de Ligue1, s’était excusé en prenant part à une campagne anti-homophobie dans laquelle il assure que «l’homophobie, c’est pour les tarlouzes». Une prise de position qui lui a valu le prix Pierre-Guénin… jusqu’à ce dérapage, donc.

De son côté, le Comité Idaho, organisation non-gouvernementale qui organise la journée mondiale contre l'homophobie, veut défendre le président du MHSC: «Louis Nicollin a des réflexes de langage que seul le temps peut changer, explique Alexandre Marcel, vice-président de ce comité. On ne se débarrasse pas du jour au lendemain de ce style de langage. Depuis deux ans, Louis Nicollin s'est engagé comme personne dans la lutte contre l'homophobie dans le sport.»


Carton Rouge à l'homophobie par lfp