Coupe de la Ligue: L'OM ne s'excuse pas pour le spectacle

FOOTBALL Heureux de finir une nouvelle fois une saison avec un trophée, les joueurs et le staff de l'OM évitent de rejoindre les Lyonnais au moment d'évoquer le faible niveau de cette finale de la coupe de la Ligue.

Romain Canuti

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André Ayew (à gauche) et son frère Jordan (à droite) après la victoire de l'Olympique de Marseille en finale de la Coupe de la Ligue face à l'Olympique Lyonnais (1-0 a.p)
André Ayew (à gauche) et son frère Jordan (à droite) après la victoire de l'Olympique de Marseille en finale de la Coupe de la Ligue face à l'Olympique Lyonnais (1-0 a.p) — NIVIERE/SIPA

Brandao, à qui il ne reste qu’une poignée de matchs à l’OM, pourra toujours bomber le torse au moment d’évoquer son deuxième passage sur la Canebière : après avoir marqué le but qui a propulsé Marseille en quart de finale de ligue des Champions, il a inscrit celui qui offre une troisième coupe de la Ligue à Marseille, contre Lyon (1-0, ap). «Pour les puristes c’est pas un monstre de technique, mais bon, il faut le mettre son but quand même » faisait remarquer son entraîneur en fin de match, comme un hommage. Le Brésilien a pris le meilleur sur Umtiti avant de tromper Lloris d’une frappe croisée. Le dénouement d’un match où l’écart entre les deux équipes était très faible. «Il n’y avait pas que l’écart qui était faible. Je crois que le niveau de jeu de cette finale n’était pas très élevé» peste Rémi Garde, qui assure qu’il n’y avait pas de calculs par rapport à la deuxième finale.

Si pour Jimmy Briand, l’OM a très bien défendu, il ne fait pas pour autant un net vainqueur : «Le sort a fait que c’est Marseille qui a gagné, mais je ne les ai pas trouvés spécialement meilleur». Mais à tous ces observateurs peinés, Alou Diarra rappelle qu’une finale, ça se gagne avant tout :  «C’est vrai, il y avait des spectateurs, mais nous notre objectif c’était de gagner. On est des compétiteurs, on n’est pas des animaux dans un cirque. Quand on gagne on est bon, quelque soit la manière». Et puis cela permet à certains de faire des bilans, voire de faire passer des messages.

Le discours d’adieu de Deschamps ?


Car l’entraîneur de l’OM a saisi la balle au bond. Dès le coup de sifflet final, il a envoyé un message sans équivoque au micro de France 2. Il l’a répété en conférence de presse avant de venir le servir en zone mixte : «Ca fait six titres, une moyenne de deux par saison. Ils sont là, et même mes pires ennemis ne pourront pas me les enlever, c’est indélébile. Ce club n’a rien gagné pendant 17 ans. Il y en a qui ont fait du très bon travail, il y en a d’autres qui en feront après moi». Même s’il refuse de parler de son avenir à la tête du club, DD concède néanmoins que l’on peut interpréter sa tirade comme un bilan : «Si je parle comme ça, c’est parce qu’on a plus rien à gagner. Mais il y a deux choses qui sont importantes pour moi : le respect des gens qui nous suivent et la fierté». Une opération séduction envers les supporters que poursuit André Ayew : «J’espère qu’ils seront derrière nous pour les prochains matchs car cette série était difficile». Une autre arrive pour l’OM : celle de sept matchs sans le moindre enjeu, si ce n’est celui d’exhiber sa coupe. C’est Frédéric Thiriez qui va être content.