Quevilly/Rennes: Frédéric Antonetti ne veut pas «défendre l’indéfendable»

FOOTBALL Le coach breton a fait un passage éclair mais remarqué par la salle de presse après l'élimination en demi-finale...

A Caen, Antoine Maes

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Le milieu de terrain rennais Alexander Tettey, le 11 avril 2012, à Caen, contre Quevilly.
Le milieu de terrain rennais Alexander Tettey, le 11 avril 2012, à Caen, contre Quevilly. — A.GELEBART / 20Minutes

Remonté, Frédéric Antonetti l’était déjà avant de venir s’exprimer sur la défaite du Stade Rennais à Caen, contre Quevilly (2-1). Et quand il est dans cette humeur là, impossible de le garder très longtemps. «Messieurs je ne veux pas défendre l’indéfendable», lâche le coach breton. Battu par Quevilly (2-1), en demi-finale de la Coupe de France, son équipe est passée à côté de sa soirée. Et ça n’étonne pas tant que son Antonetti. «La logique a été respectée. L’équipe qui a joué le plus son jeu sans crainte a gagné. Le foot pour moi est un mélange d’humilité, qu’on avait, et de confiance en soi. Et ça on ne l’avait pas. Des joueurs avaient trop peur», balance le tacticien.

Antonetti: «On va se faire massacrer, moi le premier»

Alors que son président Patrick Le Lay, a juste lâché «avoir dit aux gens qu’ils n’avaient pas fait leur boulot», Antonetti est allé un peu plus loin. «J’aurai préféré jouer Lyon. On n’a pas le caractère pour assumer le statut de favori. On est incapable de faire un bon match contre une équipe de statut inférieur.  C’est une grande déception personnelle. L’investissement va au-delà de ce qui est permis. Moi, le staff, on a sacrifié pas mal de notre vie privée pour en arriver là. Je pense que ça ne vaut pas la peine. On va se faire massacrer, moi le premier,  mais ça fait partie du jeu», conclut le coach rennais.  

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