A Lille, le titre reste un sujet tabou

FOOTBALL Comme la saison dernière, le Losc ne veut pas s'emballer...

François Launay à Lille

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Lille, le 27 août 2011. Match comptant pour la 4ème journée du championnat de ligue 1 de football, saison 2011-2012, qui opposait le Lille OSC (LOSC) à l'Olympique de Marseille (OM) au Stadium Lille Métropole. Ici le gardien lillois Mickael Landreau.
Lille, le 27 août 2011. Match comptant pour la 4ème journée du championnat de ligue 1 de football, saison 2011-2012, qui opposait le Lille OSC (LOSC) à l'Olympique de Marseille (OM) au Stadium Lille Métropole. Ici le gardien lillois Mickael Landreau. — MIKAEL LIBERT / 20 MINUTES

Il y avait quelque chose de comique, mardi, à écouter Mickaël Landreau en point presse. A l'image d'un François Hollande qui ne parle que de président sortant, pas une seule fois en vingt minutes d'entretien, le gardien du Losc n'a daigné prononcer le mot titre. «Ce n'est pas par superstition. Aujourd'hui, mathématiquement on est peut-être à sept points de Montpellier.  Cela veut dire quoi? A part vous faire plaisir. On est sur une bonne dynamique. Vivons pleinement les choses en sachant que chaque match est un tournant », sourit le gardien d'un Losc qui reste sur trois victoires d'affilée.

Un discours rôdé depuis la saison dernière quand Lille a attendu les deux dernières semaines pour avouer son intention d'être champion. Même chose cette saison. On ne change pas une communication qui a fait ses preuves. Même quand Leonardo, le directeur sportif du PSG, met la pression sur le Losc en lâchant mardi dans L'Equipe : « Si Lille, champion l'an passé, ne gagne pas le titre cette année, ce sera un échec non?» Des propos qui n'ont pas vraiment fait réagir Landreau.

La guerre d'intox est lancée

«Je n'ai rien à lui répondre. Il essaie d'équilibrer la pression, même si ce sera difficile de l'enlever des épaules du PSG.» Reste qu'à huit journées de la fin, la guerre d'intox est bel et bien lancée. Officiellement, le discours lillois reste le même : décrocher la troisième place, synonyme de Ligue des champions. Pour le reste, il est trop tôt pour en parler.

«Chaque chose en son temps. A la 34e ou à la 37e journée, il sera temps de regarder. Mais là, on est encore loin de pouvoir être en position de… », insiste un gardien imperturbable. Une ligne de conduite que seul Eden Hazard n'a pas suivie. Dimanche, après la victoire contre Toulouse (2-1), le Belge a lâché à Foot+ : «Moi, j'y crois au titre. » Derrière les murs de la salle de presse, sûr qu'il ne doit pas être le seul à y penser.

Infirmerie

Sorti sur blessure dimanche contre Toulouse, Balmont, victime d'une petite alerte musculaire, a passé des examens rassurants. Remis de son élongation à la cuisse, Aurélien Chedjou sera de retour à l'entraînement aujourd'hui.