« Il faut que les petits clubs stoppent leurs guéguerres »

Recueilli par Alexia Ighirri

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Karaboué est gardien à Toulouse.
Karaboué est gardien à Toulouse. — F. LANCELOT / SIPA

C'est dans le club de Mandelieu-la-Napoule qu'il a tout appris. Depuis, Daouda Karaboué a quasiment tout gagné. Que ce soit en club ou avec les « Experts » de l'équipe de France de handball, le gardien de but affiche un palmarès bien fourni. Passé par l'Allemagne, la Suisse et Montpellier, l'actuel portier de Toulouse a fait du chemin, mais n'oublie pas pour autant ses racines. Celles de la Côte d'Ivoire, où il est né, mais aussi les clubs azuréens, sur lesquels il garde un oeil.

Est-ce que vous suivez encore les résultats des équipes azuréennes ?
Oui, surtout ceux de mon ancien club, le HB3M (ex-Mandelieu), dont je suis le parrain. Je suis resté très attaché à la Côte d'Azur. Et encore plus à ce club, à ses coachs et à ses joueurs, qui n'étaient que des gamins quand je les ai connus.
Pourquoi aucun de ces clubs ne joue à un haut niveau ?
Il y a eu des petites guéguerres entre les clubs. Il faut cesser de se tirer dans les pattes pour qu'une grande équipe émerge. Les Niçoises, elles, sont en bonne voie pour rejoindre l'élite. Le club a l'air bien structuré.

Vous êtes allé plus à l'Ouest pour jouer à Toulouse... ça se passe bien ?
J'ai adopté cette ville et ce club. J'attends qu'ils m'adoptent à leur tour... Bien que sportivement, ce soit compliqué [Toulouse est 11e, avec 3 points d'avance sur le premier relégable]. On ne pensait pas se retrouver dans cette situation.

Cap sur les JO 2012

Daouda Karaboué retrouvera les « Experts » lors d'une semaine internationale, du 2 au 8 avril, en vue de préparer les Jeux olympiques de Londres. Après leur échec à l'Euro en janvier, les Bleus ont pour objectif de conserver leur titre olympique.