« je ne cautionnais pas 90 % des décisions prises »

recueilli par romain baheux

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L'ancien Girondin Michel Pavon.
L'ancien Girondin Michel Pavon. — s.ortola / 20 minutes

Nouveau président du club de rugby de Libourne, Michel Pavon revient sur ses rapports avec Jean Tigana et les raisons de sa démission de son poste d'adjoint de Bordeaux, qui reçoit Dijon samedi (19 h).

Pourquoi avoir pris la présidence

du club de rugby de Libourne ?
Ce sport a toujours été ma seconde passion, j'ai quand même passé de nombreuses années de ma vie à Toulouse et à Bordeaux. Je me suis engagé auprès du club de Libourne car j'ai rencontré l'entraîneur, David Banquet, il y a un an et demi, et il y a rapidement eu des affinités entre nous.
C'est une manière de tourner

la page girondine ?
Il fallait que je souffle un peu. La mentalité du milieu du football ne me convient peut-être plus.
Pourquoi avez-vous démissionné

de votre poste d'adjoint ?
Quand on envoie mon club dans le mur, je m'efface. Ce n'est pas par rapport aux dirigeants que je dis cela mais vis-à-vis de l'entraîneur de l'époque (Jean Tigana). Je suis d'autant plus à l'aise pour en parler que je lui ai dit en face. Je n'ai pas besoin des médias pour régler mes comptes.
Partir n'était pas un choix anodin...
Je ne cautionnais pas 90 % des décisions prises en matière de management, de tactique ou de gestion du groupe. Un adjoint doit être là pour épauler un entraîneur et donc voir les choses de la même manière. J'ai bien fait quelques remarques pour le faire douter de ses choix mais je ne prenais pas les décisions finales.
En aviez-vous discuté

avec lui avant de partir ?
Je lui ai tout dit. Les médias ont parlé d'incompatibilité entre nous pour arrondir les angles mais c'était plus profond. Je n'ai pas voulu rentrer en guerre avec lui. Pour le bien du club, je ne pouvais pas faire cela.