« de la qualité à marseille »

RECUEILLI PAR ROMAIN CANUTI
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   Il a beau être né dans la Loire, Sébastien Perez fait partie de ces gens labellisés Marseille à vie : parce qu'il a joué à l'OM, à Endoume, à Istres et à Aix. Il va quitter sa petite équipe amateur de Cassis pour rejoindre Dijon, où un poste de directeur sportif l'attend.
  Sébastien, comment se retrouve-t-on du jour au lendemain 

   en charge du développement 

   d'un club de Ligue 1 ?
  Les contacts ont été pris il y a un mois. Je faisais le suivi de Gaël Kakuta et j'ai donc rencontré le président. Comme Patrice Carteron ne pouvait pas tout faire tout seul, ils ont pensé à moi.
  Est-ce à travers votre rôle 

   de consultant à OMtv 

   que vous vous êtes découvert une passion pour le recrutement ?
  Pas seulement. Le football, c'est ma passion, j'adore aller voir des matchs, quel que soit le niveau. J'étais de passage à Agde, j'ai vu Florian Raspentino jouer, je me suis dit qu'il n'avait rien à faire là. Aujourd'hui, il flambe à Nantes. Avec le beach-soccer, j'ai aussi vu des cultures différentes, un football différent. Ca ouvre l'esprit.
  Vous jouez encore avec Cassis en FSGT. Ça aide d'être sur le terrain pour repérer des joueurs ?
  Je fais la part des choses. Je joue pour m'entretenir, pour me faire plaisir. D'ailleurs, je suis désormais attaquant, ce qu'aucun de mes coachs n'avaient osé faire en pro (rires).
  Pour avoir suivi les matchs 

   de la réserve de l'OM, 

   seriez-vous intéressé à Dijon 

   par de jeunes Olympiens ?
  Pourquoi ils n'auraient pas leurs chances à l'OM ? On l'a vu quand Lyon a eu des soucis financiers, ils ont fait jouer les jeunes. Surtout qu'il y a de la qualité à Marseille. Jobello est super, idem pour Azouni au milieu. On a tous une première fois. Moi à Dijon, il y a un président qui a eu l'audace de me faire confiance, c'est pareil.
  Vu les nouvelles ambitions de l'OM dans le recrutement, vous allez peut-être être concurrent...
  Raspentino, Mendes, ce sont de super joueurs. Maintenant, il faut savoir qu'à Dijon, ils auront du temps de jeu. Comme Gaël Kakuta…