Rugby (Top 14) : le mythe du Bouclier de Brennus

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Bouclier de Brennus ou Heineken Cup ? Les entraîneurs toulousains n'avouent pas de préférence pour l'une ou l'autre de ces récompenses. En revanche, la plupart des joueurs – et encore plus les supporteurs – ne cachent pas leur penchant pour le «bout de bois », qui récompense le champion de France. D'autant plus que le Bouclier échappe aux Toulousains depuis cinq ans, alors que deux Coupes d'Europe sont entre-temps tombées dans l'escarcelle rouge et noire (en 2003 et 2005). « C'est le plus beau trophée qu'un joueur puisse gagner dans sa carrière », s'enflamme Yannick Nyanga. Comme la majorité de ses coéquipiers toulousains, le flanker international, arrivé de Béziers l'été dernier, tentera samedi contre Biarritz de décrocher son premier titre national.

Frédéric Michalak est l'un des neuf Rouge et Noir (lire ci-contre) à l'avoir déjà remporté en 2001. Avant d'échouer en finale deux ans plus tard. « C'est une chance de pouvoir être au moins une fois champion de France, assure le demi d'ouverture stadiste. Beaucoup de grands joueurs, qui ont un grand nombre de sélections avec les Bleus, auraient voulu remporter le Bouclier de Brennus, mais n'y sont jamais parvenus. Comme Serge Blanco par exemple.» Outre la supériorité « historique » du championnat de France (créé en 1892) sur la Coupe d'Europe (lancée en 1996), l'ouvreur Jeff Dubois avance un aspect plus pratique : « A la différence de la Heineken Cup, la finale du championnat clôture la saison. On a le temps de savourer... »

Nicolas Stival

Neuf Toulousains étaient déjà présents en 2001, lors du dernier titre de champion de France conquis par les Rouge et Noir, au Stade de France : Bru, Servat, Pelous, Bouilhou, I. Maka, Michalak, Garbajosa, Jeanjean et Poitrenaud.