Rugby : le RCV botté en touche par Nungesser II

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A la rue. La construction de Nungesser II ayant débuté, le Rugby Club Valenciennois vient de perdre son terrain d'entraînement, son club-house et ses vestiaires, situés pile sur le site du futur stade du VAFC, qui devrait être livré pour l'été 2010. Rescapé d'une chute de trois divisions, finaliste cette année du championnat des Flandres en promotion d'honneur, le RCV crie au secours. Ce club de 232 licenciés, fier d'avoir formé l'international du Stade Toulousain Hervé Lecomte, recevait à l'ombre de Nungesser les classes promotion rugby du lycée Watteau et du collège Eisen. Impossible de se reporter au stade du Hainaut où l'équipe première reçoit sur une pelouse – non éclairée – qui serait vite usée. Les jeunes s'entraînent le soir et le rugby est hivernal. « On nous propose un terrain sans eau ni électricité, au bord de la Rhônelle, à Marly. En zone inondable, sous une ligne à haute tension », déplore Jean-Pierre Chastan, l'un des plus anciens dirigeants du RCV. « Le club m'a alerté et nous devons vérifier sur place », admet Philippe Duée. Selon le maire de Marly (divers droite), « il y a un réel problème pour les classes promotion. Je vais rencontrer l'Université qui possède des terrains et une section Staps de rugby. »

Philippe Duée, vice-président de la communauté d'agglomération chargé des sports, imagine aussi une solution à côté de l'usine Toyota. « Onnaing, c'est trop loin pour nos jeunes », rétorque Jean-Pierre Chastan. « Francis Decourrière [le président du VAFC] nous suggère une fusion avec Anzin qui n'a pas d'école de rugby. Mais le comité des Flandres perdrait un club... ». Lot de consolation : en vertu d'un accord foot-rugby entre la FFF et la FFR, le RCV pourra disputer ses matchs de gala à Nungesser II.

Geoffroy Deffrennes