Coupe de France: Quevilly bat Marseille et continue d'écrire sa légende

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Quevilly, club amateur de National, a écrit une nouvelle page de sa fabuleuse histoire avec la Coupe de France en se qualifiant pour les demi-finales, comme en 2010, après sa victoire contre Marseille (3-2 a.p.) à l'issue d'un final à rebondissements, mardi à Caen.
Quevilly, club amateur de National, a écrit une nouvelle page de sa fabuleuse histoire avec la Coupe de France en se qualifiant pour les demi-finales, comme en 2010, après sa victoire contre Marseille (3-2 a.p.) à l'issue d'un final à rebondissements, mardi à Caen. — Charly Triballeau afp.com

Quevilly, club amateur de National, a écrit une nouvelle page de sa fabuleuse histoire avec la Coupe de France en se qualifiant pour les demi-finales, comme en 2010, après sa victoire contre Marseille (3-2 a.p.) à l'issue d'un final à rebondissements, mardi à Caen.

Marseille, qui a eu la force de revenir au score par deux fois, est lui encore un peu plus plongé dans le doute avec cette septième défaite d'affilée toutes compétitions confondues.

Les sept changements apportés par Didier Deschamps par rapport au match contre Dijon, samedi (1-2), n'auront cependant pas inversé la tendance.

Mais son coaching a failli se révéler payant puisque Rémy, remplaçant au coup d'envoi, arrachait la prolongation en profitant d'une déviation de la tête d'André Ayew, lui aussi sur le banc au départ (85e).

Le duo récidivait, de la même façon, pour de nouveau égaliser (113e) dans la foulée du but de Christophe Ayina, parfaitement servi par Ouahbi (112e)! Mais Ayina, entré en jeu pour la prolongation, s'offrait finalement un doublé pour envoyer Quevilly en demi-finales.

L'OM, quart de finaliste de la Ligue des champions et finaliste de la Coupe de la Ligue, n'a pu une nouvelle fois sauver les apparences en coupe.

Final de folie

Portés par leurs supporters, les Haut-Normands, mal en point en Championnat où ils n'ont toujours pas gagné en 2012, ont de nouveau trouvé les ressources nécessaires pour atteindre les demi-finales, comme en 2010, lorsqu'ils avaient été battus par le Paris SG (1-0) dans ce même stade Michel-d'Ornano.

Ils ont aussi profité d'un scénario idéal, marquant très tôt dans le match. Sur un long coup franc, l'imposant avant-centre Joris Colinet dominait Alou Diarra de la tête et remisait pour Julien Valéro, qui trouvait avec l'aide du poteau le petit filet droit de Bracigliano (6e), suppléant de Mandanda en prévision du quart de finale de la Ligue des champions mercredi prochain contre le Bayern.

Disposés en 4-3-3, ils faisaient rapidement circuler le ballon et se créaient une occasion par Colinet, dont la tête passait à côté (16e). Marseille, bousculé, s'en est remis à des frappes de Gignac (15e, 22e) et un centre-tir de Jordan Ayew boxé par Coulibaly (44e).

La deuxième période a été plus compliquée, l'OM mettant plus de rythme et d'impact dans son jeu, grâce notamment à l'entrée en jeu d'André Ayew à la mi-temps, puis de Rémy et Amalfitano. Coulibaly détournait un coup franc de Gignac (53e), un retourné d'André Ayew passait à côté (56e) puis Amalfinato était contré (81e).

Mais Quevilly a alors beaucoup reculé, répondant quasi exclusivement sur contre-attaques (passe de Jouan alors que le tir s'imposait, 48e, têtes de Colinet, 77e et 83e, tir de Jouan), et finissait par craquer dans les derniers instants.

La prolongation était du même acabit, Quevilly passant avec peine la ligne médiane, résistant aux assauts de l'OM qui était tout près de marquer par Jordan Ayew, dont la frappe n'était pas cadrée (104e). Jusqu'à cette fin de match de folie.