« semaine décisive » pour le rugby niçois

Jean-Christophe MAGNENET

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L'équipe première du RNCA évolue cette saison en Fédérale 1.
L'équipe première du RNCA évolue cette saison en Fédérale 1. — J. C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

Tout n'est pas encore perdu pour le Rugby Nice Côte d'Azur (RNCA). Ce lundi, les juges du Tribunal de grande instance de Nice ont laissé un mois de répit à ses dirigeants. Plombé par une dette « d'environ 600 000€ », indique son président par intérim, Tony Catoni, le club risquait la liquidation judiciaire pure et simple.

Subvention débloquée
« Nous avons été reçus par le maire et son équipe ce week-end, explique l'Azuréen, et nous avons réussi à obtenir le déblocage de la dernière tranche des 740 000 € de subventions qui avaient été votés, soit 220 000 €. » C'est selon lui cette arrivée prochaine d'argent frais qui a permis d'obtenir un sursis.
« D'ici à la prochaine audience devant les juges, nous allons opérer avec la municipalité le montage d'une SASP [société anonyme sportive professionnelle], qui pourra accueillir des actionnaires-investisseurs », détaille Tony Catoni.

Trouver des investisseurs
Mais qui sera encore prêt à mettre de l'argent sur la table pour sauver un club en pleine déroute ? Trois pistes sont évoquées par le président niçois : « L'entreprise Saur, tout d'abord, un consortium d'entreprises emmené par Jean-François Tordo ensuite, et enfin, troisième possibilité, deux ou trois grandes sociétés nationales qui souhaitent pour l'instant garder la discrétion », annonce-t-il. Les dirigeants niçois doivent faire vite : « cette semaine sera décisive », juge Tony Catoni, « puisque nous devrons dans les prochains jours rendre des comptes à la DNACG [Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion] », qui avait décidé fin février de reléguer l'équipe première de deux division, en Fédérale 3, au vu des problèmes financiers du club.
« C'est une course-poursuite contre le temps, nous devons à tout prix trouver une solution pour remettre les comptes du club à l'équilibre », prévient le président par intérim du RNCA. Quant à la guerre des clans au sein du rugby niçois, évoquée pour expliquer ces déboires à répétition, « c'est un alibi, une fausse excuse », tranche-t-il.