Coupe de France: A l'OM, la victoire plus que la qualification

FOOTBALL Les Marseillais affrontent Quevilly en quart de finale (20h30)...

A Marseille, Romain Canuti

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Didier Deschamps ne veut pas donner trop d'importance à ce match, même si un succès est évidemment attendu.
Didier Deschamps ne veut pas donner trop d'importance à ce match, même si un succès est évidemment attendu. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Cela semblait anecdotique après la qualification en quart de finale de la Ligue des Champions obtenue chez l'Inter Milan: l'OM prolongeait tout de même sa série de défaites. Avec la déconvenue contre Dijon, le club marseillais en est désormais à six revers. «Il faut de nouveau gagner et reprendre goût à faire les efforts ensemble, assurait Morel samedi soir. On a un match de Coupe de France, on va là-bas pour gagner, en espérant que cela soit le déclic.» Quevilly est prévenu.

«Le onze sera fait en fonction de la fatigue et des cas particuliers»

Si Didier Deschamps se targue d'être à la tête du dernier club en Europe à être sur le pont dans quatre compétitions, l'OM n'en joue en réalité plus que trois. La bataille pour le podium en championnat semble définitivement perdue. «Mathématiquement c'est possible, mais il faut être réaliste, convient l'entraîneur olympien. Il n'y a pas qu'une ou deux équipes devant nous, il n'y a pas 60 points à distribuer.» La Coupe de France serait-elle devenue un objectif prioritaire? Même pas. «Le onze sera fait en fonction de la fatigue et des cas particuliers», coupe le technicien. Comme pour la semaine qui a précédé le match retour contre l'Inter, le staff marseillais va avant tout s'atteler à donner du temps de jeu à ceux qui en ont besoin et à en faire souffler d'autres. César Azpilicueta, meilleur Olympien contre Dijon, n'est par exemple pas du voyage. Deschamps ne veut pas donner trop d'importance à ce match, le présenter comme l'unique moyen pour les Marseillais d'accéder à l'Europe. «Derrière, il reste un tirage, une demi-finale et une finale. En Coupe de la Ligue, c'est plus rapide.»

Un parcours de circonstances

A demi-mot, l'entraîneur avoue qu'il aurait pu clairement mettre cette compétition de côté, comme il a pu le faire par le passé avec Monaco. Mais le tirage en a décidé autrement. «Je n'avais pas envie de me faire éliminer par des équipes de niveaux inférieurs», se justifie-t-il. Il ne négligera donc aucun détail face à une formation habituée à l'appellation de «Petit Poucet». «Déjà, on joue à Caen, dans un stade de Ligue 1, et c'est très bien. Ensuite, si on l'emporte même 1-0, je signe. Dans petite victoire, il y a victoire. Et en ce moment, on en a bien besoin.»

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