Amélie M. la maudite

©2006 20 minutes

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C'était l'année ou jamais. Favorite à Roland-Garros après ses victoires au Masters et à l'Open d'Australie, épargnée par le tirage au sort dans sa moitié de tableau, Amélie Mauresmo voyait en ce cru 2006 l'occasion idéale de réussir enfin à Paris. Une fois encore, la nº 1 mondiale a craqué bien plus tôt que prévu, quittant la compétition dès dimanche en 8e de finale face à Nicole Vaidisova (6-7, 6-1, 6-2).

Les explications physiques avancées (manque de préparation) tiennent la route, mais la Française ne cache pas non plus un goût plus prononcé pour les surfaces rapides. « C'est toujours une déception de perdre à Roland-Garros. Est-ce que je peux vraiment espérer aller plus loin sur cette surface ? Probablement, mais pour l'instant, j'ai du mal », explique ainsi Mauresmo, qui affirme ne pas être excessivement touchée par ce désormais traditionnel échec, autrefois perçu comme une tragédie. « Il n'y a rien de grave. Je prends les choses différemment. Désormais, il faudra plus m'attendre sur des surfaces rapides. Je pense notamment à Wimbledon, où mon service est plus percutant », assure la nº 1 mondiale, apparemment sur la même longueur d'onde que son coach Loïc Courteau, qui regrettait dimanche que « l'herbe ne pousse pas sur le court Philippe-Chatrier ».