Ligue 1: PSG, la loi de l'«Ancelottime»

FOOTBALL Comme face à Montpellier, Lyon ou Dijon, le PSG a arraché un point dans les arrêts de jeu à Caen...

B.V.

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Les Parisiens Hoarau, Menez, Armand et Pastore félicient Christophe Jallet, buteur face à Caen le 18 mars 2012
Les Parisiens Hoarau, Menez, Armand et Pastore félicient Christophe Jallet, buteur face à Caen le 18 mars 2012 — D.VINCENT/SIPA

C’est peut-être ça, finalement, la touche Ancelotti. Pas vraiment plus séduisant ou efficace qu’à l’époque Kombouaré, le coach italien a fait de son PSG une bête à sang-froid capable de renverser un match jusqu’à la dernière seconde. Comme face à Montpellier (2-2), Lyon (4-4) ou Dijon (1-2), ce fut fut une nouvelle fois le cas samedi soir à Caen (2-2), Christophe Jallet  égalisant dans les arrêts de jeu. «Les arrêts de jeu nous réussissent pas mal, en rigole le héros de la soirée. Mais il ne faut pas se satisfaire de ça, il faudrait éviter à chaque fois de batailler jusqu’au bout et se rendre les matchs plus faciles.»

Ancelotti comme Ferguson

C’est un doux euphémisme. Baladés toute la rencontre, les Parisiens ne doivent leur salut qu’à un contre favorable permettant à Pastore d’inscrire un but chanceux, et leur abnégation sans retenue. «Un match, ce n’est pas 80 minutes mais 90 et on en a conscience, souligne le milieu Blaise Matuidi. On a eu cette force de caractère pour revenir.» Comme le «Fergie time» de l’autre côté de la Manche, ce temps additionnel qui a si souvent souri au Manchester United de Sir Alex Ferguson, la France découvre donc «l’Ancelottime», qui permet au PSG de prendre deux points d’avance en tête de la Ligue 1 après le faux-pas de Montpellier à Nancy (1-0).

Une belle opération mathématique pour un match franchement raté. «On s’accroche à ça pour le moment, on a de la chance, conclut le latéral Sylvain Armand. Est-ce que c’est celle du champion? Je l’espère mais il faudra faire plus pour arriver là haut.» Là-haut, le PSG n’y est pas encore, loin de là. Mais en attendant, il n’a plus perdu en Ligue 1 depuis fin novembre (13 matchs) et  continue de repousser indéfiniment la première défaite d’Ancelotti à sa tête. Et ça, c’est tout sauf de la chance.