Ligue 1: L'OM décide d'arrêter son championnat

FOOTBALL Pas particulièrement émoussés après le match de l'Inter Milan, l'OM s'est pourtant de nouveau incliné en L1 face à Dijon (1-2)...

Romain Canuti, à Marseille

— 

Loic Rémy face à deux défenseurs de Dijon, le 17 mars 2012
Loic Rémy face à deux défenseurs de Dijon, le 17 mars 2012 — C.PARIS/AP/SIPA

Comme après l’exploit à Dortmund, l’OM avait l’occasion de célébrer sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions avec son public puisque la réception d’un adversaire à sa portée était programmée en Ligue 1. Si les Marseillais ont cette fois-ci rapidement trouvé la faille, ils se sont tout de même inclinés contre Dijon (1-2), portant leur nombre de défaites consécutives au nombre de six (cinq en Ligue 1). Pour Didier Deschamps, pas question de parler de démobilisation des troupes: «OK, on n'a pas tout bien fait, mais je n'ai pas vu une équipe qui n’était pas concentrée, qui n'avait pas de détermination, explique le coach marseillais. Toute la 2e mi-temps, on a poussé, on a eu beaucoup de situations de frappe, on n'a pas tout cadré. Pour moi, le résultat est très injuste».

Un avis que tous ne partagent pas. Le défenseur Souleymane Diawara reconnaît d’ailleurs: «Peut-être qu'inconsciemment on est beaucoup plus motivés quand on joue contre l'Inter. C'est dans les têtes. Quand vous avez l’habitude de jouer tous les trois jours, physiquement, ça passe». Jérémy Morel, qui s’est paradoxalement bien repris ce samedi, enfonce le clou : «Il y a de la qualité dans le groupe, on a les joueurs pour forcer les décisions, et en championnat, on ne met pas un pied devant l'autre. Ça prouve bien que ça se situe essentiellement dans les têtes».

Objectif : reprendre goût à la victoire.

Sur le banc d’en face, Patrice Carteron arrive tout de même à se mettre dans ces fameuses têtes marseillaises : «C'est toujours difficile d'enchaîner les matchs. J’ai connu en tant que joueur cette problématique, et ce bol d'air qu'a été cette qualification. Quatre jours plus tard, jouer un promu qui vient pour se sauver, avec de la générosité et de la fraîcheur physique, c’est piège». L’ancien Lyonnais et Stéphanois, qui avoue motiver son équipe en la mettant à chaque match dans la configuration de la 38e journée, n’oublie pas de saluer son adversaire : «On est tous très fier de ce qu’ils ont fait, car on en avait besoin pour le football français». Au vu de son parcours en Ligue 1, l’OM ne pourra cependant pas jouer les sauveurs de la nation l’an prochain en coupe d’Europe. La troisième place semble s’être définitivement envolée. Si Diawara reste dans le registre du «tant que mathématiquement c’est possible, on y croit», Morel fait preuve de plus d’humilité : «Il faut de nouveau gagner et reprendre gout à faire les efforts ensemble. Surtout reprendre gout à la victoire. Après, ça va repartir». Mardi, l’OM affronte Quevilly (CFA) dans le cadre de la coupe de France…