« Aussi enrichissant de jouer le maintien que le titre »

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Le 2e ligne et capitaine du LOU se confie avant de retrouver samedi (14 h 15) « son » Stade Français avec lequel il a remporté trois Boucliers de Brennus.

Comment sentez-vous le groupe, encore lanterne rouge à sept journées de la fin ?
Après notre non-match contre Brive

(9-22), on a montré qu'on n'avait pas abdiqué à Castres (6-6). Xavier (Sadourny) a cassé pas mal de choses en devenant entraîneur (le 7 février dernier) et désormais, on maîtrise mieux ses intentions. On repart sur de bonnes bases et ce serait idéal de valider ces progrès au Stade Français.
Comment le LOU peut-il espérer réaliser un coup à Charléty ?
Sans prétention, nous allons partout pour prendre des points car le compte à rebours est à présent lancé. Il faudra surtout remporter nos quatre matchs à domicile mais c'est peut-être un signe que d'affronter le Stade Français lors d'un week-end international car il sera privé de ses meilleurs joueurs. Il nous a fallu neuf mois pour acquérir l'état d'esprit d'une équipe luttant pour le maintien. Aujourd'hui, on va à Paris pour jouer et non plus pour limiter la casse.
Comment prévoyez-vous ces retrouvailles avec un club où vous avez évolué durant dix saisons ?
Je suis assez serein et je vivrai cela sans dramaturgie. Ce club n'est plus celui que j'ai connu. Je garde de très bons souvenirs mais certains remaniements ne me plaisaient pas forcément à la fin. A 28 ans, j'avais envie de m'amuser dans une nouvelle équipe, même si je savais que la première année du LOU en Top 14 serait forcément difficile. Je n'étais pas habitué à vivre ces enjeux-là. Mais finalement, c'est aussi fort et enrichissant de jouer le maintien que le titre.Recueilli par J. Pagalou