OM : l'incontrôlable valse des entraîneurs

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Instabilité chronique. Le successeur de Jean Fernandez, dont le nom devrait être connu dans les prochains jours, sera le dix-huitième entraîneur olympien (intérimaires compris) à être nommé à la tête de l'équipe première depuis 1996. Date à laquelle le club marseillais a effectué sa remontée parmi l'élite sous la houlette de Gérard Gili.

Les statistiques sont édifiantes : ces dix dernières saisons, Marseille a utilisé en moyenne 1,8 entraîneur ou intérimaire par an. Face à ce constat, les deux ans et demi de Rolland Courbis sur le banc phocéen entre 1997 et 1999 font figure d'exploit. Preuve que la stabilité paie même à l'OM, les meilleurs résultats obtenus par le club se sont produits sous l'ère du Marseillais (4e en 1997-1998 et 2e en 1998-1999, et une finale de Coupe UEFA, perdue 3-0 face à Parme). Depuis le départ de Courbis, l'OM n'a atteint qu'une seule fois le podium de la L1, en terminant 3e en 2002 avec Alain Perrin. Parmi les plus chaotiques du club, la saison 2001-2002 restera dans les annales avec pas moins de six mouvements : Ivic, Anigo, Skoblar-Levy (intérim), Emon (intérim), Ivic, Emon.

Pour autant, depuis sa prise de fonction en décembre 2004, le président Pape Diouf prône la stabilité. « Le départ d'un homme, si important soit-il, ne peut mettre à mal l'organisation mise en place et le projet sportif sur lequel le club s'est engagé et que nous continuerons d'appliquer », a-t-il expliqué lors du départ surprise de Jean Fernandez, le 22 mai. On aimerait y croire.

Fred Azilazian