Lyon: Jean-Michel Aulas dénonce un arbitrage pro-PSG et «des intérêts qui dépassent le cadre du football»

FOOTBALL Le président de l'OL crie à l'injustice après le nul concédé dans le temps additionnel face au Paris SG (4-4)...

Propos recueillis par Stéphane Marteau à Lyon

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Le président lyonnais Jean-Michel Aulas, le 20 mars 2011, à Lyon.
Le président lyonnais Jean-Michel Aulas, le 20 mars 2011, à Lyon. — R.PRATTA/REUTERS

Son intervention en zone mixte quelques minutes après le coup de sifflet final d'un renversant OL-PSG (4-4) ne va certainement pas améliorer sa cote de popularité. Toujours prompt à défendre son club dans l'adversité en faisant preuve parfois de mauvaise fois, Jean-Michel Aulas a tenu à «exprimer (son) indignation sur la manière dont ce match a été arbitré.» «Toutes les actions litigieuses ont toujours été dans le même sens, a-t-il avancé.

«Comment peut-on siffler quatre minutes d'arrêt de jeu?»

Sur le plan des règles du jeu, je considère que Lyon a été désavantagé. Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas s'il y a des intérêts qui dépassent le cadre du football à court terme. Mais c'est dommage», a ajouté le président de l'OL qui voit le podium s'éloigner un peu plus.

Invité à étayer son discours, JMA a fait référence à l'action qui a débouché sur le troisième but parisien inscrit par Ceara. Selon lui «il y a une faute sur un joueur lyonnais qui doit être sifflée et qui ne l'est pas.» Mais ce sont surtout les quatre minutes de temps additionnel durant lesquelles le PSG a arraché le nul qui ont provoqué son courroux. «Comment peut-on siffler quatre minutes d'arrêt de jeu ? Il faudra qu'on m'explique, c'est impossible.»

Cissokho : «ll faut rester beau joueur»

Rémi Garde, qui s'est présenté devant les médias près d'une heure après la fin du match, a cherché également à comprendre. «J'ai essayé de poser la question à M. Fautrel. Il y a eu cinq changements, ça fait deux minute trente, je cherche la minute trente supplémentaire. Qui a perdu du temps ? Est-ce que des soigneurs sont rentrés ? Est-ce que le terrain a été envahi ? Je ne sais pas, je n’ai pas vu mais il me semble que ça a duré un peu longtemps », a ironisé l'entraîneur lyonnais.

Dans ce concert de récriminations, Aly Cissokho a livré un discours dissonant. «Il faut rester beau joueur. Ca nous avait souri à Lorient (en quart de finale de la Coupe de la Ligue, l'OL s'était qualifié aux dépens de Lorient après avoir arraché les prolongations à la 94e minute). Ca n'a pas été le cas ce soir.»