Ligue des Champions: Didier Deschamps se méfie du «potentiel offensif» de l'Inter Milan

FOOTBALL L'OM se frottera aux italiens mercredi en 8e de finale aller de la Ligue des Champions...

A Marseille, Romain Canuti

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Didier Deschamps, l'entraîneur de l'OM, le 21 février 2012, à Marseille.
Didier Deschamps, l'entraîneur de l'OM, le 21 février 2012, à Marseille. — AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Très à l’aise face à une presse italienne qui le tient en respect, Didier Deschamps a néanmoins désigné en conférence de presse l’Inter et son expérience favorite du huitième de finale aller de ligue des Champions.

Didier est-ce que vous avez plus de certitudes ces derniers temps sur le jeu de votre équipe?
Des certitudes en football … on a des convictions. On se prépare au mieux sachant qu’en face il y a un grand club, qui a une histoire. Les deux matchs seront difficiles. Je suis convaincu que la valeur de cette équipe n’est pas ce que l’on a vu ces derniers temps. Neuf joueurs qui ont débuté la finale contre Munich portent encore ce maillot. Leur potentiel offensif surtout est tel qu’ils sont capables de faire la différence à tout moment.

Leur entraîneur est tout de même en difficulté...

Évidemment, quand c’est un entraîneur d’un grand club, c’est plus difficile. Le boulot d’un entraîneur, c’est de paraître serein même s’il ne l’est pas. Et de trouver des solutions pour être efficace.

Comment préparez-vous ce rendez-vous de votre côté?

Dans ces moments là, ce qui compte, c’est qu’il y ait de la sérénité, de la tranquillité. Que les joueurs soit suffisamment détendus pour pouvoir répondre présent lors du match. Après bien sûr, on étudie les points forts, on regarde où on peut leur causer des soucis. C’est la partie «technico-tactique».

Tactiquement justement, qu’est-ce qu’on de plus les équipes italiennes?
Dans les temps faibles, elles savent aller à l’essentiel, pour ne pas donner de munitions à l’adversaire. Et puis l’Italie, c’est le réalisme. Il y a deux ans, on avait rencontré le Milan AC. Eux aussi n’étaient pas bien, ils n’avaient pas fait un grand match. Mais mon ex-ami Pippo Inzaghi nous avait planté 2 buts.

Est-ce que vous regrettez de ne pas pouvoir les affronter avec Loïc Rémy?
C’est notre réalité, malheureusement. Loïc a des qualités de vitesse qu’ont moins les autres joueurs de l’effectif. Pour le remplacer, il y a Brandao, qui a d’autres qualités, mais qui est aussi efficace. Ce qui importe, c’est qu’il soit complémentaire avec les joueurs qui seront à côté de lui.

Est-ce qu’au vu de l’adversaire, il faut absolument l’emporter à l’aller pour espérer se qualifier?
C’est mieux de gagner. C’est important de ne pas prendre de buts. Mais l’objectif, c’est de prendre l’avantage, c’était déjà le cas contre Manchester.