« Gagner à Londres trois médailles d'or »

Recueilli par Erwan Rousseau

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Licenciée à Antibes, Lorandi vise les 50 m, 100 m et 400 m.
Licenciée à Antibes, Lorandi vise les 50 m, 100 m et 400 m. — FFH

Un plongeon vers l'or. Elodie Lorandi est devenue en quelques années une référence de la natation handisport. Du haut de ses 23 ans, elle a presque déjà tout raflé : un championnat du monde et cinq titres européens… Il ne lui manque désormais qu'un titre aux Jeux paralympiques de Londres et son tableau de chasse sera complet. Le week-end dernier au meeting de Nice, la Théoulienne, paralysée d'une partie de la jambe gauche, s'est mesurée aux nageuses valides.

N'est-ce pas trop compliqué de se frotter aux valides ?
Au départ, sur la coulée comme aux virages, je perds pratiquement 5 m. C'est assez frustrant, mais faire des compétitions comme celle de Nice, en tant que valide, me permet de m'entraîner pour les grandes compétitions handisport et d'avoir une longueur d'avance sur les autres.

Pourquoi ne pas

courir seulement les compétitions handisport ?
En France, il n'y a pas assez de concurrence et il manque de filles ! Le niveau est relativement faible. C'est seulement à partir de l'échelon européen qu'il y a du monde.

Etes-vous prête à relever
le défi paralympique ?
Pour l'instant, le but est de décrocher le ticket pour les Jeux au championnat de France d'Angoulême le mois prochain. C'est plutôt bien parti. Il y a deux semaines, j'ai réalisé les minimas sur 400 m à Montpellier. Il faudra maintenir ce niveau à Angoulême !

L'or aux Jeux, c'est le seul titre qu'il vous manque…
J'ai déjà eu l'argent à Pékin, mais pas le titre suprême. Alors oui, c‘est le but ultime. Pour Londres je vise trois médailles d'or. Je sais désormais comment appréhender cette compétition. Je suis en mesure de mieux gérer mes courses.

Une nageuse handisport peut-elle réussir à être sponsorisée ?
Oui, depuis le mois de novembre j'appartiens au team EDF. En contrepartie, je m'occuperai de la communication pour l'entreprise pendant les JO.