Tennis : les joueurs français font grise mine

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La France a été éliminée par la Russie en quarts de finale de la Coupe Davis de tennis, en étant menée 3 à 1 après la victoire de Dimitry Tursunov sur Richard Gasquet en cinq sets 6-1, 3-6, 6-7 (4/7), 6-3, 7-5 dimanche à Pau.
La France a été éliminée par la Russie en quarts de finale de la Coupe Davis de tennis, en étant menée 3 à 1 après la victoire de Dimitry Tursunov sur Richard Gasquet en cinq sets 6-1, 3-6, 6-7 (4/7), 6-3, 7-5 dimanche à Pau. — Jean-Pierre Muller AFP

Les chiffres sont parfois trompeurs. Dans le classement ATP hebdomadaire publié hier par l'instance du tennis, sept joueurs français figurent parmi les 50 meilleurs mondiaux. Un phénomène qui se produit pour la deuxième fois seulement en cinq ans. Malgré cette apparente bonne santé, les résultats des Tricolores ont rarement été aussi décevants à moins d'une semaine de « leur » tournoi.

Richard Gasquet, passé de la première à la quatrième place nationale, ne sera même pas tête de série à Roland-Garros. Et ce n'est pas le passage par les qualifications du tournoi de Pörtschach (Autriche), où il a échoué en finale dimanche face à l'Italien Azzaro (312e mondial), qui va le rassurer, même si le Biterrois a bénéficié du forfait de Schuettler pour entrer finalement dans le grand tableau hier. « Il faut être exigeant et patient à la fois. Il y a certes la proximité de Roland-Garros, mais il y a encore six mois à jouer en 2006 », explique son entraîneur Eric Deblicker.

Si, à l'image de Gasquet, Sébastien Grosjean et Gaël Monfils peinent à enchaîner les succès sur terre battue, les joueurs moins médiatiques du clan français en profitent pour s'illustrer. Gilles Simon fête sa première apparition dans le Top 50 tandis que Paul-Henri Mathieu sera tête de série porte d'Auteuil. Un statut que le Strasbourgeois compte bien mettre à profit pour aller le plus loin possible. A condition de conclure les matchs qu'il domine, surtout avec la perspective de rencontres en cinq manches. « Ce que je fais parfois alors que je mène au score, c'est impardonnable. L'adversaire a presque perdu, il se relaxe, et moi je veux bien faire mais je me tends », confie Mathieu, dont le fait d'armes restera cette saison une sinistre défaite face à Guillermo Coria au 2e tour de Monte-Carlo, alors qu'il menait 6-1, 5-1...

Gaël Anger